La Suisse a pris le contrôle du groupe B en battant la Bosnie-Herzégovine 4-1 au terme d’un match longtemps fermé à Los Angeles. Le score final semble large, mais il ne reflète pas les soixante-dix premières minutes, durant lesquelles la défense bosnienne a parfaitement résisté.
Tout a basculé après l’entrée de Johan Manzambi. Le jeune milieu suisse a ouvert le score à la 74e minute, puis la Bosnie a été réduite à dix après l’expulsion de Tarik Muharemović. La Suisse a alors inscrit trois autres buts, dont un second pour Manzambi, tandis qu’Ermin Mahmić a sauvé l’honneur bosnien dans le temps additionnel.
Suisse–Bosnie : le résumé du match
Score final : Suisse 4-1 Bosnie-Herzégovine
Buteurs suisses : Johan Manzambi (74e, 90e), Ruben Vargas (84e), Granit Xhaka (90e+7, penalty)
Buteur bosnien : Ermin Mahmić (90e+3)
Carton rouge : Tarik Muharemović (80e)
Lieu : Los Angeles Stadium, Los Angeles
Groupe : B
La Suisse a pris le ballon dès le coup d’envoi, mais elle a longtemps buté sur un bloc bosnien compact. Les joueurs de Sergej Barbarez défendaient bas, réduisaient les espaces entre les lignes et forçaient les Suisses à contourner la surface.
La possession helvétique ne produisait que peu d’occasions réellement nettes. Les centres étaient repoussés, les frappes lointaines manquaient de précision et les attaquants suisses recevaient rarement le ballon dans une position favorable.
La Bosnie ne se contentait pas de subir. Lorsqu’elle récupérait le ballon, elle cherchait rapidement ses attaquants et obligeait la Suisse à rester vigilante.
À l’heure de jeu, le score était toujours de 0-0 et la Suisse semblait se diriger vers un deuxième nul consécutif après celui concédé au Qatar.
L’entrée décisive de Johan Manzambi
Murat Yakin a choisi de patienter avant de lancer ses joueurs les plus rapides. Cette décision a finalement changé le match.
Johan Manzambi est entré en seconde période avec une mission claire : apporter des courses, de la spontanéité et davantage de présence autour de la surface. Trois minutes après son entrée, le joueur de 20 ans a trouvé l’ouverture.
À la 74e minute, il s’est faufilé dans une zone encombrée et a réussi à conclure malgré le peu d’espace disponible. Après plus d’une heure de résistance, la défense bosnienne venait enfin de céder.
Ce premier but a libéré toute l’équipe suisse. Les passes sont devenues plus rapides, les joueurs de couloir ont pris davantage de risques et la Bosnie a dû abandonner son bloc très bas pour tenter d’égaliser.
Manzambi n’a pas seulement marqué. Son énergie a modifié le rythme général de la rencontre. Là où la Suisse semblait prévisible, elle est devenue beaucoup plus difficile à contenir.
L’expulsion de Muharemović fait basculer le match
Six minutes après l’ouverture du score, la Bosnie a reçu un nouveau coup dur. Tarik Muharemović a été expulsé à la 80e minute, laissant son équipe à dix alors qu’elle devait déjà courir après le score.
Cette exclusion a profondément déséquilibré le match. Les Bosniens n’avaient plus la possibilité de conserver leur structure défensive initiale. Ils devaient protéger leur but tout en cherchant une égalisation avec un joueur de moins.
La Suisse a immédiatement exploité les espaces supplémentaires. À la 84e minute, Ruben Vargas a inscrit le deuxième but et donné une avance beaucoup plus confortable à son équipe.
La rencontre était pratiquement décidée, mais les Suisses ont continué à attaquer. Leur différence de buts pouvait devenir importante dans un groupe serré, surtout après les matchs nuls de la première journée.
Manzambi a ajouté un troisième but à la 90e minute. Son doublé a transformé une entrée réussie en véritable démonstration individuelle.
Une fin de match totalement folle
La Bosnie n’a pas renoncé malgré le score et son infériorité numérique. À la 93e minute, Ermin Mahmić a réduit l’écart et offert aux nombreux supporters bosniens un moment de satisfaction.
Ce but n’a toutefois pas changé l’issue de la rencontre. Dans les dernières secondes, la Suisse a obtenu un penalty. Granit Xhaka l’a transformé à la 97e minute pour fixer le score à 4-1.
Quatre des cinq buts ont donc été marqués à partir de la 84e minute. Cette séquence explique l’écart impressionnant au tableau d’affichage, mais aussi le sentiment d’injustice que la Bosnie peut ressentir.
Pendant soixante-treize minutes, elle avait contenu l’une des équipes les plus expérimentées du groupe. Après le premier but et le carton rouge, son organisation s’est effondrée.
La Suisse, au contraire, a montré une grande capacité à accélérer au bon moment. Elle n’a pas paniqué lorsque le score restait bloqué et a continué à appliquer son plan jusqu’à trouver l’ouverture.
Yakin récompensé par ses changements
La victoire porte clairement la marque de Murat Yakin. Le sélectionneur suisse a résisté à la tentation de modifier trop tôt son équipe et a attendu que la fatigue bosnienne commence à apparaître.
En lançant Manzambi et Vargas dans la dernière partie du match, il a ajouté exactement les qualités qui manquaient : vitesse, percussion et imprévisibilité.
Les deux remplaçants ont inscrit trois des quatre buts suisses. Cette efficacité souligne la profondeur du banc helvétique et offre de nouvelles options avant la suite du tournoi.
Manzambi devient naturellement le principal gagnant de la soirée. À 20 ans, il a démontré qu’il pouvait influencer un match de Coupe du monde en quelques minutes.
Sa capacité à jouer dans les petits espaces et à se projeter vers le but pourrait lui permettre de gagner une place de titulaire.
Vargas a également rappelé son importance. Son but est arrivé au moment où la Bosnie tentait encore de rester dans le match, et il a définitivement brisé sa résistance.
La Bosnie doit oublier le score
Pour la Bosnie-Herzégovine, le résultat est lourd, mais tout n’est pas à jeter. L’équipe a montré pendant une grande partie du match qu’elle pouvait défendre avec discipline et gêner un adversaire techniquement supérieur.
Le problème est venu de la gestion des moments difficiles. Après l’ouverture du score, la Bosnie a perdu sa structure, puis l’expulsion de Muharemović a rendu la mission presque impossible.
Sergej Barbarez devra surtout empêcher ses joueurs de rester marqués par le 4-1. Le score peut affecter la confiance, alors que la qualification reste encore accessible.
Avec un point obtenu contre le Canada lors de la première journée, la Bosnie doit battre le Qatar lors de son dernier match. Une victoire pourrait suffire pour terminer parmi les meilleurs troisièmes, voire pour viser la deuxième place selon le résultat entre la Suisse et le Canada.
Mahmić a au moins offert un élément positif. Son but tardif montre que l’équipe a continué à se battre, même dans une situation très difficile.
La Suisse se rapproche des seizièmes de finale
La Suisse compte désormais quatre points et occupe une position favorable dans le groupe B. Un point contre le Canada lors de la dernière journée lui garantirait une place parmi les deux premiers.
La différence de buts obtenue grâce aux trois réalisations tardives peut aussi devenir déterminante. Dans un tournoi à 48 équipes, les comparaisons entre troisièmes rendent chaque but important.
Le prochain match contre le Canada s’annonce cependant beaucoup plus exigeant. Les coorganisateurs viennent de montrer leur puissance offensive et joueront avec le soutien de leur public.
La Suisse devra conserver sa patience, mais aussi commencer le match avec davantage de rythme. Elle ne pourra pas toujours attendre la 74e minute pour trouver une solution.
Une victoire construite sur la patience
Suisse–Bosnie restera comme un match divisé en deux parties. Pendant plus d’une heure, la Bosnie a résisté et la Suisse a cherché sans trouver.
L’entrée de Manzambi a tout changé. Son premier but a ouvert les espaces, l’expulsion de Muharemović a accéléré l’effondrement bosnien et la Suisse a terminé la rencontre avec une efficacité impressionnante.
Le 4-1 place les Helvètes aux portes de la phase à élimination directe. Pour la Bosnie, le dernier match contre le Qatar devient une obligation absolue de victoire.




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