L’Angleterre bat la RD Congo 2-1 en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026

Angleterre–RD Congo : Kane évite une immense surprise

L’Angleterre a dû attendre les dernières minutes pour éliminer la RD Congo 2-1 à Atlanta et poursuivre son parcours à la Coupe du monde 2026. Menés dès la septième minute, les Three Lions ont longtemps buté sur une équipe congolaise courageuse et un Lionel Mpasi particulièrement inspiré.

Harry Kane a finalement égalisé à la 75e minute avant d’inscrire le but de la qualification onze minutes plus tard. Son doublé permet à l’Angleterre de rejoindre les huitièmes l’Angleterre de rejoindre les huitièmes de finale, où elle affrontera le Mexique dans l’atmosphère attendue bouillante de l’Estadio Azteca.

La RD Congo quitte la compétition après avoir été proche de réaliser l’une des plus grandes surprises du tournoi.

Angleterre–RD Congo : le résumé du match

Score final : Angleterre 2-1 RD Congo
Buteurs anglais : Harry Kane (75e, 86e)
Buteur congolais : Brian Cipenga (7e)
Lieu : Atlanta Stadium, Atlanta
Tour : seizièmes de finale

L’Angleterre abordait cette rencontre avec un statut de grande favorite. La RD Congo disputait, de son côté, le premier match à élimination directe de son histoire en Coupe du monde.

Sébastien Desabre n’a pourtant pas demandé à ses joueurs de défendre avec une ligne de cinq. Le sélectionneur a choisi une organisation plus ambitieuse, avec quatre défenseurs et une volonté d’utiliser toute la largeur du terrain.

L’objectif congolais consistait à fermer l’axe, à limiter l’influence des milieux anglais et à attaquer rapidement les espaces laissés sur les côtés.

Ce plan a immédiatement déstabilisé l’Angleterre.

Cipenga surprend les Three Lions dès la septième minute

La première véritable attaque congolaise a offert l’ouverture du score.

Chancel Mbemba a envoyé un long ballon depuis la droite. La trajectoire a dépassé le milieu congolais Noah Sadiki et le défenseur anglais Djed Spence avant de parvenir jusqu’à Brian Cipenga.

L’attaquant se trouvait libre sur le côté gauche de la surface.

Cipenga a contrôlé la situation avec beaucoup de calme avant de frapper puissamment du pied droit dans un angle fermé. Jordan Pickford a été battu à son premier poteau.

La RD Congo menait 1-0 après seulement sept minutes.

Il s’agissait du premier but international de Cipenga. Le joueur ne pouvait pas choisir un moment plus important pour ouvrir son compteur avec les Léopards.

Cette réalisation a transformé la rencontre. L’Angleterre devait désormais attaquer une équipe capable de défendre avec encore davantage de détermination.

Mpasi résiste à la pression anglaise

Les Three Lions ont progressivement pris le contrôle du ballon.

Declan Rice et Jude Bellingham ont commencé à évoluer plus haut, tandis que Marcus Rashford et Noni Madueke cherchaient à étirer le bloc congolais.

La RD Congo reculait, mais elle ne paniquait pas.

Les défenseurs protégeaient très bien la surface et Lionel Mpasi réalisait les interventions nécessaires.

Sur un coup franc de Rice, le ballon a touché le genou d’un défenseur congolais avant de passer de peu à côté du but.

Une nouvelle livraison de Rice a ensuite trouvé Bellingham. Le milieu anglais a placé une tête cadrée, mais Mpasi a repoussé le ballon d’une main.

Le gardien congolais s’est encore illustré quelques minutes plus tard. Il a réalisé des arrêts réflexes devant Bellingham et Kane, tandis qu’Aaron Wan-Bissaka a dégagé sur sa ligne une tentative de Rashford.

L’Angleterre réclamait également un penalty après un contact entre Kane et Mpasi. L’arbitre a toutefois laissé le jeu se poursuivre.

Wissa passe près du deuxième but congolais

Malgré la pression anglaise, la RD Congo continuait à menacer en transition.

À la 43e minute, Wan-Bissaka a pris son couloir et adressé un centre dangereux dans la surface.

Yoane Wissa a coupé la trajectoire au premier poteau.

Sa reprise a battu Pickford, mais le ballon a heurté le montant.

L’Angleterre venait d’éviter un retard de deux buts juste avant la pause.

Cette occasion montrait que les Léopards ne se contentaient pas d’attendre autour de leur surface. Leur capacité à sortir rapidement obligeait les défenseurs anglais à rester prudents.

À la mi-temps, la RD Congo menait toujours 1-0.

Le résultat paraissait surprenant, mais il récompensait une équipe parfaitement concentrée et capable d’exploiter les faiblesses de son adversaire.

L’Angleterre manque de vitesse et de précision

Thomas Tuchel semblait particulièrement frustré.

Son équipe contrôlait la possession, mais les attaques devenaient prévisibles. Les passes circulaient devant le bloc congolais sans créer suffisamment de décalages.

Les joueurs anglais cherchaient souvent Kane directement dans une surface encombrée.

Bellingham tentait de trouver des espaces entre les lignes, mais il était immédiatement entouré par plusieurs adversaires.

Le pressing anglais avait également manqué de coordination pendant les premières minutes. Cette faiblesse avait permis à la RD Congo de progresser facilement sur l’action du premier but.

Après la pause, l’Angleterre a augmenté son rythme.

Bellingham a de nouveau obligé Mpasi à réaliser un arrêt spectaculaire d’une main. Le gardien semblait repousser tout ce qui se dirigeait vers son but.

Les minutes passaient et la possibilité d’une élimination anglaise devenait de plus en plus réelle.

Anthony Gordon apporte une nouvelle menace

Tuchel a décidé de modifier son attaque.

Anthony Gordon est entré afin d’ajouter davantage de vitesse et de centres depuis le côté gauche.

Son activité a progressivement obligé la défense congolaise à défendre plus près de son propre but.

La RD Congo avait fourni énormément d’efforts depuis l’ouverture du score. Les distances entre les joueurs commençaient à s’allonger et les sorties vers l’avant devenaient moins fréquentes.

L’Angleterre récupérait alors plus rapidement les deuxièmes ballons.

Rice et Bellingham pouvaient maintenir la pression, tandis que Kane cherchait constamment à se libérer du marquage de Mbemba et de ses partenaires.

Le capitaine anglais avait connu une rencontre difficile. Il n’avait toutefois besoin que d’une seule occasion claire pour changer le scénario.

Kane égalise à la 75e minute

Gordon a reçu le ballon sur le côté gauche avant d’adresser un centre précis vers la surface.

Kane a anticipé le mouvement des défenseurs. Il s’est déplacé au bon moment pour échapper au marquage et se retrouver dans une position idéale.

Sa tête a terminé dans le filet.

Après soixante-quinze minutes, l’Angleterre revenait à 1-1.

Le soulagement était immense dans les tribunes et sur le banc anglais.

La RD Congo devait désormais résister à une équipe relancée et portée par la confiance de son égalisation.

Les Léopards ont tenté de retrouver de la hauteur, mais leurs joueurs semblaient éprouvés par les efforts consentis.

L’Angleterre continuait à pousser, sans vouloir attendre la prolongation.

Une frappe spectaculaire décide de la rencontre

À la 86e minute, Kane a reçu le ballon près de l’entrée de la surface congolaise.

L’attaquant s’est déplacé latéralement pour créer un angle de frappe. Les défenseurs ont hésité à sortir, craignant de laisser un espace derrière eux.

Kane a alors déclenché une frappe extrêmement puissante.

Le ballon, mesuré à près de 100 kilomètres par heure, a terminé dans le but de Mpasi.

Le gardien congolais, jusque-là presque infranchissable, ne pouvait rien faire.

L’Angleterre menait 2-1.

Kane a immédiatement couru célébrer avec ses partenaires. Après avoir longtemps été proche de l’élimination, l’Angleterre venait de retourner complètement la rencontre.

La RD Congo a essayé de réagir pendant les dernières minutes, mais elle ne possédait plus la même énergie.

Les Three Lions ont géré les derniers ballons et attendu le coup de sifflet final.

Harry Kane dépasse Pelé

Le deuxième but de Kane constituait sa treizième réalisation en Coupe du monde.

Le capitaine anglais dépasse ainsi Pelé dans le classement historique des buteurs de la compétition.

Ce chiffre souligne son importance dans les grandes rencontres.

Kane n’a pas seulement inscrit deux buts. Il a continué à chercher des espaces malgré le marquage serré et les nombreux arrêts de Mpasi.

Lorsque l’Angleterre semblait manquer de solutions, son capitaine a transformé deux situations en qualification.

Cette performance ne masque toutefois pas toutes les difficultés anglaises.

La défense a été surprise très tôt et le milieu a mis du temps à contrôler les transitions congolaises. Face au Mexique, l’Angleterre devra également gérer l’altitude et la pression du public de l’Azteca.

La RD Congo quitte le tournoi avec fierté

L’élimination est particulièrement cruelle pour les Léopards.

Ils ont mené pendant plus d’une heure et se trouvaient à quinze minutes d’une qualification historique.

Cipenga a marqué un but plein de maîtrise. Mpasi a réalisé une série d’arrêts remarquables et la défense a longtemps contenu les attaquants anglais.

Le choix tactique de Desabre a également porté ses fruits. La RD Congo n’a pas uniquement défendu. Elle a utilisé la largeur et créé plusieurs situations dangereuses.

Son parcours confirme les progrès accomplis depuis sa dernière participation, en 1974, lorsque le pays évoluait encore sous le nom de Zaïre.

Cette fois, la sélection a marqué cinq buts, tenu le Portugal en échec, battu l’Ouzbékistan et inquiété l’un des favoris du tournoi.

Elle quitte la compétition sans qualification, mais avec une image largement positive.

L’Angleterre retrouvera le Mexique à l’Azteca

Les Three Lions devront rapidement tourner la page.

Le Mexique les attend en huitièmes de finale après sa victoire 2-0 contre l’Équateur.

La rencontre se déroulera à Mexico, dans un stade où l’altitude et l’ambiance représenteront deux difficultés supplémentaires.

L’Angleterre peut retenir sa capacité à ne pas abandonner. Ses joueurs ont continué à attaquer malgré les arrêts de Mpasi et la pression d’une possible élimination.

Tuchel devra néanmoins trouver davantage de fluidité.

Le Mexique possède une défense bien organisée et un public capable de pousser son équipe pendant toute la rencontre.

L’Angleterre a évité une immense surprise grâce à son capitaine. Elle sait désormais qu’un nouveau départ aussi hésitant pourrait ne pas être pardonné.