L’Espagne élimine le Portugal 1-0 en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026

Portugal–Espagne 0-1 : Merino frappe à la 91e, Ronaldo quitte son dernier Mondial

L’Espagne a éliminé le Portugal 1-0 au terme d’un huitième de finale longtemps indécis au Dallas Stadium, à Arlington. Entré en jeu à la 85e minute, Mikel Merino a inscrit l’unique but dans la première minute du temps additionnel.

La Roja n’a pas produit son football le plus spectaculaire. Elle a néanmoins progressivement pris le contrôle de la rencontre et trouvé la faille lorsque les Portugais semblaient déjà se préparer à une prolongation. Diogo Costa avait jusque-là maintenu son équipe dans le match grâce à plusieurs interventions importantes.

Cette qualification met également fin à la dernière Coupe du monde de Cristiano Ronaldo. Le capitaine portugais, âgé de 41 ans, avait confirmé avant la rencontre que l’édition 2026 serait son dernier Mondial.

Résumé du match

Portugal–Espagne s’est joué le 6 juillet 2026 en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Le score est resté nul jusqu’à la 91e minute, lorsque Merino a conclu une action lancée par un coup franc rapidement joué. L’Espagne affrontera la Belgique en quarts de finale, tandis que le parcours portugais s’arrête sur une défaite 1-0.

Le contexte avant le coup d’envoi

L’affiche réunissait deux voisins, deux sélections riches techniquement et deux trajectoires différentes dans le tournoi. L’Espagne arrivait après avoir dominé l’Autriche 3-0 en seizièmes de finale, avec une équipe de plus en plus fluide autour de Rodri, Pedri, Dani Olmo, Lamine Yamal et Mikel Oyarzabal.

Le Portugal avait vécu un parcours plus irrégulier. Deux matchs nuls en phase de groupes avaient précédé une victoire 2-1 contre la Croatie, acquise sur un but tardif de Gonçalo Ramos. Roberto Martínez conservait toutefois un effectif rempli de joueurs habitués aux grands rendez-vous.

L’attention se concentrait inévitablement sur Ronaldo. Le capitaine disputait sa sixième Coupe du monde et restait titulaire à la pointe de l’attaque, entouré de João Félix, Pedro Neto et Bruno Fernandes.

Une première période qui installe la tension

L’Espagne a commencé avec davantage de maîtrise. Dès la huitième minute, Dani Olmo a lancé Oyarzabal dans le dos de la défense. L’attaquant s’est présenté seul face à Diogo Costa, mais il a envoyé sa frappe à côté alors que le drapeau n’avait pas été levé.

Le Portugal a répondu rapidement. Ronaldo a d’abord réclamé un penalty après un contact dans la surface, puis il a obligé Unai Simón à intervenir sur une frappe prise dans un angle fermé à la 12e minute.

La meilleure séquence espagnole est arrivée autour du quart d’heure. Yamal a enroulé une frappe vers le coin inférieur, puis Álex Baena a récupéré le ballon et visé l’autre côté. Diogo Costa a réalisé deux arrêts successifs, dont le second avec une détente remarquable, pour empêcher la Roja de prendre l’avantage.

Après cette alerte, le Portugal a resserré les espaces. Rúben Dias et Renato Veiga protégeaient l’axe, tandis que João Neves et Vitinha tentaient de ralentir les transmissions espagnoles. La circulation de la Roja devenait plus prudente et le rythme retombait progressivement.

Bruno Fernandes a essayé de donner davantage de vitesse aux attaques portugaises, mais ses tentatives manquaient de précision. Les centres trouvaient rarement Ronaldo dans de bonnes conditions et les deux équipes limitaient progressivement leur prise de risques.

La première période s’est donc terminée sans but. L’Espagne avait créé les occasions les plus nettes, mais le Portugal conservait suffisamment de menace pour empêcher son adversaire d’avancer avec trop de joueurs.

Une seconde période plus favorable à l’Espagne

Le Portugal a repris avec davantage d’intensité et Bruno Fernandes a rapidement tenté de trouver ses partenaires dans la surface. Cette réaction n’a cependant pas duré. L’Espagne a rapidement recommencé à monopoliser le ballon.

Pedri a tenté sa chance à l’entrée de la surface à la 61e minute, mais Renato Veiga a dévié sa frappe. Quelques minutes plus tard, Baena a bénéficié de deux possibilités sur le côté gauche, sans trouver la précision nécessaire.

Yamal continuait de provoquer Nelson Semedo sur le côté droit. À la 67e minute, l’ailier espagnol est tombé après un contact avec la jambe du défenseur portugais. L’arbitre a laissé jouer malgré les protestations espagnoles.

Le Portugal reculait de plus en plus. Les transmissions vers Ronaldo devenaient rares et souvent trop longues. Bruno Fernandes cherchait encore des ouvertures, mais l’équipe peinait à rapprocher suffisamment ses milieux de son avant-centre.

Roberto Martínez a tenté de modifier le scénario avec les entrées de Rafael Leão, Francisco Conceição et Bernardo Silva. Le Portugal espérait retrouver davantage de vitesse sur les côtés, mais les Espagnols conservaient la maîtrise territoriale.

Le choix décisif de Luis de la Fuente

À la 85e minute, Luis de la Fuente a remplacé Pedri et Dani Olmo par Mikel Merino et Fabián Ruiz. La perspective d’une prolongation semblait alors évidente et le sélectionneur voulait ajouter de la fraîcheur et de la puissance à son milieu.

Merino ne s’est pourtant pas contenté de renforcer l’entrejeu. Sa capacité à se projeter vers la surface allait permettre à l’Espagne de décider du match avant les trente minutes supplémentaires.

Le but est né d’une faute commise à environ quarante mètres de la cage portugaise. Bernardo Silva contestait encore la décision lorsque Merino a remis le ballon en jeu. Les Portugais n’avaient pas complètement reformé leur bloc.

Ferran Torres a reçu le ballon et glissé une passe dans le couloir intérieur gauche. Merino a attaqué l’espace avant de frapper bas dans le coin opposé. Diogo Costa, excellent jusque-là, n’a rien pu faire.

Le but est arrivé seulement six secondes après le début du temps additionnel. Il récompensait la concentration espagnole et punissait une défense portugaise momentanément arrêtée.

Le Portugal manque sa dernière chance

Le Portugal a tenté de réagir immédiatement. Leão et Conceição ont attaqué les côtés, tandis que Ronaldo cherchait une position favorable entre les défenseurs espagnols.

À la 96e minute, Conceição a envoyé un centre précis depuis la droite. Bernardo Silva s’est élevé au-dessus de Rodri à environ six mètres du but, mais sa tête est passée au-dessus de la transversale. Cette occasion aurait pu envoyer les deux équipes en prolongation.

La frustration portugaise a éclaté après ce raté. Bernardo Silva s’est notamment emporté contre Rodri, avant qu’Unai Simón ne s’interpose. L’Espagne a ensuite conservé son avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Merino et Diogo Costa, les deux figures du match

Mikel Merino restera associé à l’action décisive. Il a parfaitement lu une situation que la défense portugaise n’avait pas identifiée. Sa course, son calme et sa finition ont transformé une rencontre bloquée.

Son efficacité souligne également l’importance du banc espagnol. Merino et Ferran Torres, tous deux remplaçants au coup d’envoi, ont directement participé au but de la qualification.

Diogo Costa mérite également une reconnaissance importante. Sans ses arrêts en première période, le Portugal aurait pu être mené bien plus tôt. Il a notamment repoussé les tentatives successives de Yamal et Baena.

Yamal a aussi pesé sur la rencontre par ses changements de rythme. Il n’a pas marqué ni offert la passe décisive, mais il a constamment obligé la défense portugaise à rester basse. Luis de la Fuente a ensuite salué l’importance de sa performance.

Ce que le match révèle

L’Espagne a montré une qualité essentielle dans un tournoi : elle peut gagner sans être brillante. Sa possession n’a pas toujours été rapide, mais elle a gardé le contrôle émotionnel et continué à chercher la faille jusqu’au bout.

La profondeur du groupe constitue aussi une force importante. La Roja peut remplacer Pedri, Olmo ou Oyarzabal sans perdre totalement sa cohérence. Merino, Torres et Fabián Ruiz offrent des solutions différentes lorsque la circulation habituelle ne suffit plus.

L’Espagne atteint ainsi les quarts de finale pour la première fois depuis son titre mondial de 2010. Elle prolonge également une série de 35 rencontres sans défaite.

Le Portugal quitte la compétition avec davantage de regrets. Le talent individuel ne manquait pas, mais le collectif a souvent joué de manière trop prudente. Ronaldo a disputé l’intégralité du match et tenté trois frappes, sans parvenir à créer l’ouverture décisive.

Conséquences pour la suite du tournoi

L’Espagne retrouvera la Belgique en quarts de finale à Inglewood. La Roja devra affronter une équipe qui vient d’inscrire quatre buts aux États-Unis et qui dispose de nombreuses solutions offensives, même lorsque Kevin De Bruyne, Jérémy Doku ou Romelu Lukaku débutent sur le banc.

La sélection espagnole devra toutefois produire davantage d’occasions franches. Une équipe belge capable d’accélérer rapidement pourrait exploiter les pertes de balle et les espaces laissés autour de la défense.

Pour le Portugal, l’élimination ouvre plusieurs questions. L’avenir de Roberto Martínez sera discuté, tout comme la construction de l’équipe autour d’une nouvelle génération composée notamment de Vitinha, João Neves, Nuno Mendes et Gonçalo Ramos.

Une lecture plus large de la rencontre

Ce huitième de finale ne restera pas comme le plus spectaculaire du tournoi. Il restera en revanche comme un match symbolique. L’Espagne a prolongé son renouveau collectif, tandis que le Portugal a vu s’achever l’histoire mondiale de son joueur le plus célèbre.

Ronaldo termine son parcours en Coupe du monde avec 27 apparitions et 11 buts. Son seul but dans une rencontre à élimination directe est intervenu quelques jours auparavant contre la Croatie.

Son influence sur le football portugais dépasse largement cette élimination. Il a participé à six éditions et accompagné la sélection durant deux décennies, mais le trophée mondial lui aura toujours échappé.

Le but de Merino résume enfin la cruauté des matchs à élimination directe. Pendant 90 minutes, le Portugal avait résisté. Une contestation, un coup franc joué rapidement et une course mal suivie ont suffi pour mettre fin à toute une campagne.

Conclusion

Portugal–Espagne s’est décidé au moment où la prolongation semblait inévitable. Merino a profité d’un instant de relâchement et envoyé la Roja en quarts grâce à une finition parfaitement maîtrisée.

L’Espagne poursuit son tournoi contre la Belgique avec une confiance renforcée. Le Portugal quitte la compétition sur une défaite minimale, mais lourde de sens, puisqu’elle marque la fin de la dernière Coupe du monde de Cristiano Ronaldo.