Stephen Curry célèbre pendant la victoire 112-95 des Warriors contre les Lakers au Chase Center.

NBA Cup: les Warriors renversent les Lakers 112-95 après une remontée géante

Le résultat Warriors 112-95 Lakers restera comme l’un des scénarios les plus saisissants de ce début de NBA Cup. Dans la nuit de vendredi à samedi, heure belge, Golden State a battu les Los Angeles Lakers 112-95 au Chase Center de San Francisco lors d’un match qui a semblé perdu pendant un quart-temps complet avant de tourner à la démonstration. Menés 38-15 après douze minutes et longtemps débordés par Luka Doncic, les Warriors ont tout renversé grâce à la précision de Stephen Curry, à la justesse collective de Brandin Podziemski et à une défense bien plus agressive au fil des possessions. Au-delà du score final, c’est surtout la manière qui frappe: Golden State a effacé un retard maximal de 25 points, a rejoint les vestiaires à 53-53, puis a dominé toute la seconde période pour ouvrir sa campagne de NBA Cup avec une victoire qui marque les esprits.

Un premier quart-temps totalement à l’avantage des Lakers

Pendant douze minutes, la rencontre a ressemblé à une démonstration offensive de Los Angeles. Luka Doncic a démarré sur un rythme incandescent, accumulant les points, les tirs primés et les décalages pour ses partenaires. Les Lakers ont pris tout de suite le contrôle du tempo, ont puni les pertes de balle de Golden State et ont surtout attaqué très vite après récupération. Le 38-15 de la fin du premier quart-temps résume l’écart du moment: les Warriors étaient en retard partout, dans l’exécution, dans les replis et dans les lectures défensives. Le Chase Center, bruyant au coup d’envoi, s’est retrouvé sonné par la qualité de l’entame angelina et par l’impression que la soirée pouvait rapidement tourner au cavalier seul des visiteurs.

Ce départ foudroyant n’avait rien d’anecdotique. Doncic a porté l’attaque des Lakers presque à lui seul dans cette séquence, au point d’inscrire 21 points dans le seul premier quart-temps. Los Angeles a aussi profité d’une circulation de balle plus propre et d’une meilleure maîtrise de l’espace autour de la raquette. À ce moment-là, Stephen Curry n’avait pas encore réellement imposé son rythme et Golden State donnait surtout le sentiment de courir après chaque action. L’écart est même monté à 25 points au début du deuxième quart-temps, preuve du déséquilibre initial entre une équipe des Lakers très tranchante et des Warriors encore sans repères collectifs.

Warriors 112-95 Lakers: la bascule s’est dessinée avant la pause

La rencontre a pourtant changé de nature presque d’un coup. Dès l’ouverture du deuxième quart-temps, Golden State a arrêté de se disperser. Les pertes de balle se sont raréfiées, la balle a circulé plus vite et la défense est montée plus haut sur les porteurs. Les Warriors ont signé un 13-2 immédiat, puis une nouvelle accélération, jusqu’à une fin de mi-temps conclue par un furieux 16-2. Ce redressement a eu un effet psychologique énorme: alors que les Lakers semblaient contrôler tous les paramètres, ils ont vu leur marge fondre sans réussir à casser l’élan adverse par des séquences longues et maîtrisées.

À la pause, le tableau affichait 53-53, soit un scénario extrêmement rare à ce niveau. Golden State est ainsi devenu la première équipe de l’ère du chronomètre des tirs à revenir à hauteur, voire à passer devant à la pause, après avoir bouclé le premier quart-temps avec au moins 23 points de retard. Cette remontée ne s’explique pas seulement par l’adresse retrouvée. Les Warriors ont mieux fermé l’accès au cercle, ont mis davantage de mains actives dans les lignes de passe et ont obligé les Lakers à travailler chaque panier. La dynamique avait déjà changé de camp: Los Angeles n’avait plus le confort du premier quart-temps, et le match était redevenu une bataille d’ajustements.

Curry donne le ton, Podziemski et Green structurent la réponse

Dans ce contexte redevenu équilibré, Stephen Curry a fini par imprimer sa marque. Le meneur de Golden State a terminé avec 31 points, 6 passes décisives et 4 rebonds, en rentrant 8 de ses 14 tentatives à trois points. Sa prestation n’a pas seulement été productive; elle a rythmé tous les moments chauds. Quand les Lakers tentaient de reprendre de l’air, Curry sanctionnait à longue distance. Quand la salle avait besoin d’une décharge d’énergie, il trouvait le tir qui relançait le public. Dans le quatrième quart-temps, l’un de ses paniers à trois points lui a en outre permis de dépasser Dominique Wilkins pour grimper à la 18e place des meilleurs marqueurs de l’histoire de la NBA, ajoutant une portée symbolique à une soirée déjà capitale pour les Warriors.

Mais limiter ce succès au seul Curry serait injuste pour le reste du collectif. Brandin Podziemski a signé un match très plein avec 21 points, 6 passes décisives et 5 rebonds, tout en apportant une vraie sérénité dans la circulation du ballon. Draymond Green, limité à 2 points, a compensé par 9 passes décisives et plusieurs interventions défensives qui ont aidé Golden State à reprendre le contrôle. Les Warriors ont terminé avec 31 passes décisives, contre 18 pour les Lakers, et cette différence dans la création a pesé lourd quand la rencontre s’est installée dans un registre plus tactique. Golden State n’a pas seulement mieux tiré: l’équipe a mieux choisi ses tirs, mieux occupé les couloirs et mieux lu les aides destinées à freiner Curry.

La fin du troisième quart-temps a marqué le vrai tournant comptable. Les Warriors ont conclu la période sur un 22-8 et ont viré en tête 85-80. Cette avance ne paraissait pas encore définitive, mais elle disait déjà beaucoup: les Lakers avaient encaissé le choc, puis perdu progressivement la maîtrise émotionnelle du match. Le quatrième quart-temps a confirmé la tendance. Golden State a encore haussé la pression, a porté son avantage au-delà de la dizaine de points et n’a plus laissé d’ouverture réelle à un retour adverse. Le 27-15 du dernier quart-temps a fermé le débat de manière très nette.

Les chiffres qui résument la soirée au Chase Center

Le score final de Warriors 112-95 Lakers s’explique d’abord par l’écart d’adresse derrière l’arc. Golden State a converti 22 tirs à trois points sur 46 tentatives, soit 47,8 %, contre 11 sur 39 pour Los Angeles. Dans une NBA où la valeur des possessions se décide très souvent au périmètre, cette différence a fini par faire très mal. Les Warriors ont aussi mieux partagé le ballon avec 31 passes décisives, et ils ont davantage puni les erreurs adverses grâce à une défense plus mordante au fil du match. En face, les Lakers ont perdu 20 ballons, un total trop élevé pour espérer gagner à l’extérieur après avoir laissé passer une telle entame.

Sur le plan individuel, Luka Doncic a longtemps semblé capable de gagner ce match presque seul. Il a terminé avec 37 points, 7 rebonds et 5 passes décisives, en plantant 6 tirs à trois points. Son premier quart-temps a été exceptionnel, mais l’usure du match et les ajustements des Warriors ont progressivement freiné son influence. Austin Reaves a ajouté 21 points et 5 passes décisives, sans que cela suffise à préserver l’avantage initial. En seconde période, Los Angeles a davantage subi le rythme qu’il ne l’a imposé, et la qualité des tirs s’est dégradée à mesure que Golden State montait en intensité.

Le détail des quart-temps raconte à lui seul toute l’histoire: 38-15 Lakers dans le premier, 38-15 Warriors dans le deuxième, puis 32-27 et 27-15 pour les locaux après la pause. Voir une équipe encaisser 38 points dans le premier quart-temps, puis tenir l’adversaire à 57 sur les trois suivants, en dit long sur la correction défensive opérée en direct. Pour un match de NBA Cup, l’empreinte laissée est forte: Golden State a montré qu’un départ raté n’interdit rien, à condition de retrouver assez vite sa discipline collective et une vraie intensité sur les deux côtés du terrain.

Une victoire marquante pour la suite de la NBA Cup

Au-delà du spectacle, ce succès lance idéalement les Warriors dans leur parcours en NBA Cup. Ouvrir la phase de groupes avec une victoire face à un rival direct et dans de telles conditions donne immédiatement du relief à la campagne de Golden State. Pour les Lakers, l’analyse sera plus douloureuse: mener de 25 points à San Francisco et repartir avec une défaite de 17 unités laisse forcément des regrets, d’autant que l’entame avait été presque parfaite. La leçon est simple mais sévère: contre une équipe capable de s’embraser à trois points, aucune avance n’est vraiment confortable si le contrôle du ballon et de l’intensité s’effrite.

Dans la nuit belge, ce Warriors 112-95 Lakers a donc dépassé le simple cadre d’un résultat de saison. Le match a offert une remontée rare, une prestation de patron de Stephen Curry et un rappel très concret de la volatilité des rencontres NBA quand l’adresse, la défense et l’énergie changent brutalement de camp. Golden State s’impose 112-95 au Chase Center avec la sensation d’avoir transformé une soirée compromise en déclaration de force. Los Angeles, lui, repart avec les 37 points de Doncic, mais sans la victoire et avec une avance dilapidée qui fera parler bien au-delà de cette seule nuit californienne.