Dennis Ayensa célèbre lors de la victoire 3-0 du Standard de Liège contre le SK Beveren à Sclessin

Le Standard respire enfin grâce au triplé d’Ayensa

Standard de Liège – SK Beveren a tourné nettement en faveur des Rouches vendredi soir à Sclessin. Dans cette affiche de la 11e journée de Jupiler Pro League, le club liégeois s’est imposé 3-0 au Stade Maurice Dufrasne grâce à un triplé de Dennis Ayensa. Au-delà du score, ce succès compte beaucoup dans la dynamique locale: il met un terme à une longue période de frustration en championnat, redonne de l’air à Vincent Euvrard et replace provisoirement le Standard dans une zone plus respirable du classement. Face à un Beveren volontaire mais trop peu tueur dans les zones décisives, les Liégeois ont trouvé l’efficacité qui leur manquait depuis plusieurs semaines.

Ayensa a remis le Standard sur les rails

La soirée a très vite pris la bonne direction pour les Rouches. Dès les premiers instants, Dennis Ayensa a donné le ton en concrétisant l’une des premières offensives liégeoises. Ce but rapide a changé le visage du match: il a obligé Beveren à se découvrir davantage, tout en donnant au Standard cette confiance qui lui faisait défaut dans ses dernières sorties. On a senti immédiatement un bloc plus libéré, plus direct et surtout plus convaincu dans les trente derniers mètres. À Sclessin, l’ambiance s’est elle aussi transformée très tôt, avec cette impression que le match pouvait enfin servir de déclic après des semaines plus lourdes.

Ayensa n’a pas seulement marqué tôt: il a surtout pesé pendant toute la rencontre. Sa mobilité, sa faculté à attaquer la profondeur et son opportunisme dans la surface ont posé des problèmes constants à la défense waeslandaise. Après la pause, il a encore haussé le ton au moment où le Standard avait besoin d’un geste fort pour éviter de se faire embarquer dans un scénario nerveux. Il a provoqué puis converti le penalty du break, avant de signer son troisième but presque dans la foulée. Son triplé est la statistique majeure de la soirée, mais il raconte aussi autre chose: quand le Standard parvient à servir rapidement son avant-centre et à jouer vers l’avant avec plus de spontanéité, il redevient une équipe bien plus dangereuse.

Un 3-0 plus travaillé qu’il n’y paraît

Le score final peut donner l’impression d’une promenade de santé. Ce serait pourtant réducteur. Après l’ouverture du score, le Standard n’a pas écrasé son adversaire sans partage. Beveren a eu des passages intéressants, avec davantage de ballon par séquences et quelques situations qui auraient pu compliquer la soirée liégeoise. Les visiteurs ont trouvé des espaces quand les Rouches ont reculé de quelques mètres et ils ont forcé Matthieu Epolo à rester vigilant. Le gardien liégeois a répondu présent, notamment sur une intervention importante face à Victor Olatunji, et cette solidité a compté dans la construction de la victoire.

Avant la pause, le Standard a néanmoins conservé ce qui lui avait parfois échappé récemment: une certaine maîtrise émotionnelle. Les Liégeois n’ont pas paniqué lorsque Beveren a tenté de revenir plus haut, et ils ont continué à chercher la faille par moments grâce aux courses d’Adnane Abid, aux projections de Ryan Fosso et à plusieurs situations amenées dans et autour du rectangle. Tout n’a pas été parfaitement exécuté, loin de là, mais l’équipe a donné le sentiment d’être plus compacte et plus disciplinée qu’au cours de ses précédents rendez-vous de championnat.

Le début de seconde période a d’ailleurs confirmé que rien n’était encore réglé. Beveren est revenu avec davantage d’intentions, un pressing plus assumé et la volonté de bousculer un Standard parfois trop prudent après l’entracte. Durant cette phase, le match a pu basculer s’il y avait eu une vraie réussite visiteuse. C’est précisément là que le deuxième but a fait toute la différence. Le penalty obtenu puis transformé par Ayensa a coupé les jambes des visiteurs. En quelques minutes, le Standard est passé d’une avance courte et fragile à un matelas confortable, puis à un 3-0 qui a quasiment tué tout suspense.

Le tournant du penalty et l’apport d’Abid

Dans la lecture de cette rencontre, le penalty de l’heure de jeu constitue le véritable tournant. Jusque-là, Beveren restait dans le match et gardait l’espoir d’égaliser sur une transition ou sur une action bien négociée dans la surface. Ayensa a été l’homme du moment en allant chercher la faute, puis en gardant assez de sang-froid pour doubler la mise. Ce deuxième but a fait sauter le verrou mental qui paralysait encore par moments les Rouches. Le troisième est ensuite arrivé rapidement, comme une libération collective, avec une finition d’Ayensa après un service d’Adnane Abid.

Abid mérite d’ailleurs une mention particulière dans cette victoire. Sans forcément voler la vedette au buteur, il a été l’un des joueurs offensifs les plus justes dans le dernier geste et dans la lecture des espaces. Sa passe sur le troisième but a symbolisé un match abouti dans les connexions offensives. Quand Abid joue simple et vite, le Standard gagne en verticalité. C’est exactement ce qu’on a vu par séquences vendredi soir. Le lien entre les milieux et l’attaque a mieux fonctionné, ce qui a permis à Ayensa de recevoir des ballons dans des zones où il peut faire mal. Cette complicité offensive a été l’une des bonnes nouvelles de la soirée liégeoise.

Un succès qui pèse lourd pour Vincent Euvrard

Cette victoire n’est pas importante uniquement parce qu’elle rapporte trois points. Elle l’est aussi parce qu’elle arrive après plusieurs semaines compliquées en championnat. Le Standard n’avait plus gagné en Pro League depuis le 5 septembre, un constat pesant pour un club où la tension monte vite dès que les résultats tardent. Dans ce contexte, le 3-0 face à Beveren vaut davantage qu’un simple rebond comptable. Il apaise l’environnement, redonne un peu de crédit au travail du staff et offre surtout un repère positif à un vestiaire qui avait besoin d’une soirée pleine pour se relancer.

Vincent Euvrard cherchait une réaction dans l’engagement, la structure et l’efficacité. Il a obtenu les trois. Tout n’a pas été parfait, mais les fondamentaux ont été là: une entrée de match réussie, des temps faibles plutôt bien négociés, un gardien décisif lorsque nécessaire et un avant-centre clinique. Dans le football belge, beaucoup de matches se jouent sur cette capacité à survivre aux moments de flottement avant d’assommer l’adversaire. Le Standard l’a fait vendredi. Cela ne règle pas tous les problèmes d’un coup, mais cela donne un socle concret pour préparer la suite avec un peu plus de sérénité.

Sclessin a retrouvé un peu d’oxygène

Le décor compte toujours à Liège, et l’ambiance de Sclessin a clairement accompagné cette soirée. Après le premier but, le stade a senti qu’il tenait peut-être enfin le match de la relance. Après le penalty transformé, c’est un vrai soulagement qui a parcouru les tribunes. Et lorsque le troisième but est tombé, le public a pu savourer sans arrière-pensée une fin de rencontre que le Standard a gérée plus calmement. Dans une saison où les émotions basculent rapidement, retrouver une fin de soirée maîtrisée n’est jamais anodin.

Au classement, ce succès permet aussi au Standard de revenir à 15 points après 11 matches et de reprendre un peu d’air. La marge reste faible, et personne à Sclessin ne fera comme si tout était réglé après une seule victoire. Mais l’essentiel, vendredi, était d’arrêter l’hémorragie en championnat et de retrouver un socle de confiance. Mission accomplie. Pour Beveren, la défaite est nette et oblige à des ajustements, surtout dans la gestion des moments-clés et dans l’efficacité offensive quand la rencontre reste encore ouverte.

Ce qu’il faut retenir de Standard de Liège – SK Beveren

Le résumé est limpide. Standard de Liège – SK Beveren s’est joué sur l’efficacité des Rouches et sur la soirée majuscule de Dennis Ayensa. Le Standard a frappé tôt, a résisté quand Beveren a tenté de revenir, puis a puni son adversaire après l’heure de jeu avec ce penalty décisif avant le troisième but. Matthieu Epolo a répondu présent dans les moments délicats, Adnane Abid a pesé dans la création et l’ensemble liégeois a affiché un visage plus cohérent que lors de ses dernières prestations de championnat.

Pour les supporters liégeois, il y avait surtout une question vendredi soir: voir enfin une équipe capable de joindre le résultat au contenu utile. Ce 3-0 n’effacera pas toutes les interrogations, mais il offre une réponse forte, nette et chiffrée. À Sclessin, le Standard s’est offert une soirée de répit et peut repartir avec davantage de certitudes. Quand votre avant-centre signe un triplé, que votre gardien sort les arrêts qu’il faut et que le public se remet à pousser avec conviction, vous avez déjà beaucoup gagné. Les Rouches devront confirmer, mais cette victoire contre Beveren ressemble bien au point de départ qu’ils attendaient.