Erling Haaland célèbre lors de la victoire 3-2 de la Norvège contre le Danemark à Oslo

Résultats football > UEFA Nations League : la Norvège bat le Danemark 3-2

Norvège – Danemark a tenu toutes ses promesses jeudi soir à Oslo. Pour son entrée dans l’UEFA Nations League 2026-2027, la sélection norvégienne s’est imposée 3-2 au terme d’un match ouvert, rythmé et souvent spectaculaire. Erling Haaland a signé un doublé décisif, tandis qu’Oscar Bobb avait lancé les siens dès le premier quart d’heure. Le Danemark, pourtant mené 2-0, a trouvé les ressources pour revenir à 2-2 grâce à Mikkel Damsgaard puis Rasmus Højlund. Mais la Norvège a fini par faire la différence sur une nouvelle accélération de son avant-centre vedette, dans une rencontre qui a confirmé le potentiel offensif des deux équipes.

Ce succès permet à la Norvège de démarrer son groupe A4 avec trois points précieux. Devant 25 002 spectateurs à l’Ullevaal Stadion, les hommes de Ståle Solbakken ont affiché de la personnalité, de la vitesse dans les transitions et une vraie qualité dans les trente derniers mètres. Le Danemark de Brian Riemer a, lui, montré du caractère dans sa remontée, mais il a trop souvent payé ses hésitations défensives. Au bout du compte, cette affiche scandinave a surtout rappelé qu’avec Haaland, la Norvège possède un finisseur capable de renverser une soirée à lui seul.

Un départ norvégien presque parfait

La Norvège a démarré cette rencontre avec beaucoup d’autorité. Sans long round d’observation, elle a installé un pressing agressif et un tempo élevé. Martin Ødegaard a tout de suite cherché à accélérer le jeu entre les lignes, tandis qu’Antonio Nusa et Oscar Bobb ont donné de la largeur et de la percussion. Le Danemark a semblé surpris par cette entame très directe.

Cette pression s’est traduite au score à la 14e minute. Oscar Bobb a ouvert la marque d’une belle frappe enroulée, après une action qui a parfaitement illustré la confiance norvégienne. Ce but a libéré le public et donné encore plus d’énergie aux locaux. Dans la foulée, le Danemark a eu du mal à reprendre son souffle.

Quatre minutes plus tard, Erling Haaland a doublé la mise. Servi dans le bon tempo après une séquence rapide, l’attaquant norvégien a conclu avec le sang-froid qu’on lui connaît. À 2-0 après seulement dix-huit minutes, la Norvège semblait en contrôle total. Les sorties de balle danoises étaient moins nettes, et la défense rouge et blanche subissait les appels constants de Haaland.

Ce scénario a mis en lumière la complémentarité norvégienne. Ødegaard dictait le rythme, Nusa amenait la profondeur et Haaland attaquait chaque espace libre. Bobb, lui, multipliait les décrochages intelligents. Pendant un quart d’heure, le Danemark a vraiment donné l’impression de courir derrière le match.

Le Danemark revient grâce à sa qualité technique

Le mérite du Danemark a été de ne pas paniquer. Même bousculés, les visiteurs ont cherché à garder de la justesse dans l’utilisation du ballon. Morten Hjulmand et Pierre-Emile Højbjerg ont tenté de calmer le jeu, pendant que Mikkel Damsgaard essayait d’apporter de la créativité entre les lignes. Cette patience a fini par payer.

À la 25e minute, Damsgaard a relancé le suspense sur coup franc. Son exécution, précise et bien frappée, a ramené le Danemark à 2-1. Ce but a changé le climat du match. La Norvège n’a pas complètement reculé, mais elle a perdu une partie de la maîtrise affichée en début de rencontre. Le Danemark a commencé à gagner davantage de duels et à mieux occuper la largeur.

La fin de première période a alors pris une autre tournure. La Norvège restait dangereuse dès qu’elle trouvait Haaland ou Bobb rapidement, mais le Danemark se montrait plus cohérent dans la construction. Rasmus Højlund a pesé davantage dos au but, tandis que Patrick Dorgu et Joakim Mæhle ont essayé de faire avancer le bloc danois. À la pause, le score de 2-1 laissait tout ouvert.

Ce passage a été important dans le récit du match. Il a montré que le Danemark possédait les armes pour punir la moindre baisse de tension norvégienne. La Norvège avait marqué vite, mais elle n’avait pas totalement étouffé son adversaire. Dans ce genre de rencontre internationale, l’écart d’un but ne garantit jamais la sécurité.

Højlund égalise, puis Haaland tranche la soirée

Le début de seconde période a confirmé cette impression. Le Danemark est revenu des vestiaires avec des intentions plus claires. Il a avancé de quelques mètres, mis plus de monde autour de la surface et davantage recherché les centres. La Norvège, elle, a connu un moment plus brouillon, avec moins de maîtrise dans les relances et moins de présence sur les seconds ballons.

L’égalisation est tombée à l’heure de jeu. Rasmus Højlund a remis les deux équipes à égalité à la 60e minute, en profitant d’une action bien menée pour conclure de la tête. À 2-2, tout le match repartait. Le Danemark avait réussi son retour, et la Norvège devait à nouveau trouver des solutions dans un contexte bien plus tendu.

Ståle Solbakken a alors cherché du sang frais avec plusieurs changements autour de la 65e minute. Ces ajustements ont redonné un peu d’élan à la Norvège. Les locaux ont recommencé à pousser sur les côtés, et Ødegaard a repris davantage de responsabilités dans l’animation. Le match s’est ouvert, avec des espaces plus nombreux de part et d’autre.

Le tournant définitif est arrivé à la 74e minute. Sur une phase arrêtée jouée rapidement, la Norvège a surpris l’organisation danoise, et Haaland a encore frappé. Son deuxième but de la soirée a redonné l’avantage aux siens, cette fois pour de bon. Ce n’était pas seulement une réalisation importante au tableau d’affichage. C’était aussi la preuve que la Norvège restait la plus clinique dans les moments décisifs.

Le Danemark a encore tenté de repartir à l’assaut dans le dernier quart d’heure. Brian Riemer a injecté de nouvelles solutions offensives, mais la Norvège a mieux fermé les espaces dans le money time. La fin de match a été nerveuse, avec plusieurs avertissements et une expulsion pour David Møller Wolfe à la 89e minute, mais les Norvégiens ont tenu jusqu’au coup de sifflet final. Même à dix, ils ont conservé l’essentiel.

Les hommes clés d’une affiche très vivante

Impossible de raconter cette rencontre sans placer Haaland au centre du récit. Son doublé a évidemment pesé très lourd, mais son influence ne s’est pas limitée à ses deux buts. Il a constamment occupé l’axe, attiré la défense danoise et offert des solutions immédiates dès que la Norvège sortait proprement le ballon. Sa capacité à transformer une demi-occasion en but a encore fait la différence.

Autour de lui, Martin Ødegaard a signé une prestation de patron. Le capitaine norvégien a orienté le jeu, alterné passes courtes et renversements, et donné du liant à presque toutes les séquences dangereuses. Oscar Bobb a lui aussi laissé une vraie impression positive avec son ouverture du score et sa vivacité dans les un-contre-un. Antonio Nusa, très mobile, a régulièrement mis le Danemark sous pression.

Côté danois, Mikkel Damsgaard a été l’élément le plus inspiré techniquement. Son but sur coup franc a relancé la partie, et son activité entre les lignes a posé des problèmes réels. Højlund, lui, a récompensé une seconde période plus aboutie en inscrivant l’égalisation. Højbjerg et Hjulmand ont apporté de l’impact, mais le Danemark a souffert chaque fois que la Norvège accélérait franchement dans son dos.

La défense danoise peut nourrir des regrets. Encaisser deux buts en moins de vingt minutes a compliqué toute la soirée. Même après le retour à 2-2, elle n’a pas totalement dégagé de sérénité sur les coups de pied arrêtés et les séquences rapides. La Norvège n’a pas été irréprochable derrière, loin de là, mais elle a été plus tranchante dans les zones qui comptent.

Un résultat qui lance fort le groupe A4

Pour la Norvège, cette victoire n’est pas un simple bon départ comptable. Elle confirme aussi une dynamique offensive intéressante après une année 2026 déjà marquée par plusieurs performances fortes. Marquer trois fois contre le Danemark dans une compétition officielle envoie un signal clair au reste du groupe. La sélection scandinave sait qu’elle peut faire mal à beaucoup d’adversaires quand ses joueurs majeurs sont disponibles et en confiance.

Le Danemark repart sans point, mais pas sans enseignements. Revenir de 2-0 à 2-2 à l’extérieur prouve qu’il y a du répondant dans cet effectif. En revanche, les carences défensives du début de match et la gestion de certaines phases arrêtées devront être corrigées rapidement. À ce niveau, les erreurs de placement se paient cash.

Cette rencontre a aussi offert un résumé assez fidèle des forces actuelles des deux sélections. La Norvège possède une puissance offensive supérieure et peut frapper très vite. Le Danemark garde de la qualité collective et des ressources mentales, mais doit encore trouver plus de stabilité sur l’ensemble d’un grand rendez-vous. Dans un groupe serré, ce genre de détail peut peser lourd dès la première journée.

Une soirée spectaculaire, et trois points pour Oslo

Au final, Norvège – Danemark restera comme l’un des matches les plus animés de cette ouverture de l’UEFA Nations League. Il y a eu des buts, des changements de rythme, un retour au score et un héros bien identifié. Haaland a encore porté sa sélection dans les instants qui comptent, mais cette victoire norvégienne repose aussi sur une première période très ambitieuse et sur la capacité du collectif à repartir après l’égalisation.

Le Danemark pourra regretter son entame, sans doute trop passive, et son incapacité à verrouiller le match après le 2-2. La Norvège, elle, savoure une victoire 3-2 acquise avec du caractère et une vraie ambition de jeu. À Oslo, le public a assisté à une affiche vivante, parfois imparfaite, mais jamais ennuyeuse. Pour lancer une campagne de Ligue des Nations, difficile d’imaginer entrée plus tonique.