Lamine Yamal lors de la victoire 4-1 de l’Espagne contre la Croatie en Ligue des Nations à Séville

L’Espagne surclasse la Croatie 4-1 en Ligue des Nations

Espagne – Croatie a offert une vraie soirée de patron à Séville, où la Roja s’est imposée 4-1 dans cette deuxième journée de l’UEFA Nations League. Portée par un Lamine Yamal encore décisif avec un doublé, la sélection espagnole a rapidement pris le ton du match avant de reprendre aussitôt la main après l’égalisation croate. Marc Pubill a signé son premier but en sélection, Nico Williams a terminé le travail en fin de rencontre, et l’Espagne a confirmé son statut avec une prestation globalement maîtrisée devant son public.

Un départ idéal pour la Roja

Dans un Ramón Sánchez-Pizjuán très vivant, l’Espagne a attaqué cette affiche comme une équipe qui voulait marquer la soirée dès les premières secondes. Le pressing était haut, le ballon circulait vite, et les Croates ont tout de suite été obligés de défendre dans leur dernier tiers. Cette entame agressive a trouvé une récompense presque immédiate. Lamine Yamal a ouvert le score après à peine plus d’une minute, en profitant d’un mouvement déjà très bien construit pour donner l’avantage aux Espagnols. Ce but précoce a immédiatement placé la rencontre dans le sens voulu par les hommes de Luis de la Fuente.

Ce premier coup n’a pas seulement mis la Croatie sous pression. Il a aussi installé un rythme favorable à l’Espagne, plus propre techniquement et plus tranchante dans les trente derniers mètres. Fermín López, Baena, Oyarzabal et Yamal ont multiplié les appels et les décalages, forçant la défense croate à reculer. On a rapidement senti que la Roja voulait étirer le bloc adverse pour créer des un-contre-un sur les côtés. Dans ce registre, Yamal a été le joueur le plus influent, à la fois par sa qualité de dribble et par sa capacité à décider vite.

La Croatie égalise, puis l’Espagne réagit sans trembler

La Croatie n’a pourtant pas disparu du match après ce départ compliqué. Elle a réussi à calmer le tempo par séquences et à utiliser davantage les côtés, notamment grâce à l’activité d’Ivan Perisic. C’est d’ailleurs sur un centre du vétéran croate que Dion Beljo a remis les deux équipes à égalité à la 28e minute. Ce but a rappelé que les visiteurs restaient dangereux dès qu’ils pouvaient respirer avec le ballon et attaquer la surface. L’Espagne, dominatrice, n’était pas pour autant à l’abri sur chaque transition.

La réponse espagnole a toutefois été exemplaire. Au lieu de laisser le doute s’installer, la Roja a repris l’avantage trois minutes plus tard. Marc Pubill a converti un service de Lamine Yamal pour inscrire son premier but avec la sélection. Cette séquence a pesé lourd dans le scénario global. Elle a redonné de l’air à l’Espagne et elle a cassé l’élan que la Croatie commençait à retrouver. Avant la pause, les Espagnols ont même frôlé un troisième but. Fermín López a touché le poteau, tandis qu’un autre mouvement offensif a encore mis la défense croate en grande difficulté.

Yamal fait sauter le verrou au retour des vestiaires

La seconde période a d’abord été plus heurtée. La Croatie s’est montrée plus agressive dans les duels et a tenté de densifier l’axe pour couper les circuits espagnols. Pendant quelques minutes, le match a semblé moins fluide pour la Roja. Les visiteurs ont essayé de rester au contact, conscients qu’un seul but d’écart pouvait encore leur laisser une ouverture. Mais l’Espagne n’a pas paniqué. Elle a continué à faire vivre le ballon et à attendre le bon moment pour accélérer.

Ce moment est arrivé à l’heure de jeu, quand Lamine Yamal a encore frappé. Après une action bien amenée, le jeune attaquant a trouvé l’ouverture pour signer le 3-1 et mettre l’Espagne dans une position beaucoup plus confortable. Son doublé a résumé sa soirée: explosif dans les premières secondes, puis clinique quand il a fallu tuer le suspense. À partir de là, la Croatie a eu de plus en plus de mal à contenir les décrochages et les appels espagnols. Nico Williams, très tranchant dans ses prises de balle, a fini par alourdir le score à la 88e minute pour sceller définitivement la rencontre.

Une victoire qui compte autant sur le fond que sur la forme

Ce 4-1 n’est pas seulement une victoire large. Il a aussi une vraie portée dans le groupe A3. Avec ce succès, l’Espagne enchaîne un deuxième succès en deux sorties dans cette campagne et prend seule la tête avec six points. Elle compte désormais trois unités d’avance sur ses poursuivants immédiats, ce qui lui donne une position très intéressante avant la suite de la fenêtre internationale. Dans un groupe relevé, prendre l’ascendant aussi vite change forcément la lecture des prochaines journées.

Le contexte de la soirée renforçait encore l’importance du résultat. Il s’agissait du premier match à domicile de l’Espagne depuis son sacre mondial, et l’ambiance de célébration était visible bien avant le coup d’envoi. La sélection espagnole a su accompagner cet élan avec une prestation sérieuse et spectaculaire. Elle a marqué tôt, elle a réagi après l’égalisation, et elle a terminé plus fort. Pour un public venu célébrer ses champions, la copie était presque idéale. Le symbole a compté, mais le contenu sportif a été à la hauteur du décor.

Ce que l’Espagne a mieux fait que la Croatie

Sur le plan du jeu, l’Espagne a surtout dominé par sa vitesse d’exécution et sa qualité dans les zones décisives. Dès qu’elle accélérait, elle donnait l’impression de pouvoir créer une occasion nette. Les dédoublements sur les côtés, les relais dans les demi-espaces et le volume de course de ses milieux ont souvent déplacé le bloc croate. Lamine Yamal a incarné cette supériorité, mais il n’a pas été seul. Pubill a bien attaqué son couloir, Fermín López a constamment cherché la profondeur, et Nico Williams a apporté une menace fraîche jusqu’aux dernières minutes.

La Croatie, elle, a eu des passages intéressants sans jamais vraiment installer une maîtrise durable. Son égalisation a montré qu’elle pouvait punir l’Espagne si elle trouvait le bon centre et la bonne présence dans la surface. Mais elle a trop souvent subi les enchaînements espagnols, surtout après perte de balle. À 2-1 puis à 3-1, elle a manqué de stabilité pour remettre le match dans l’incertitude. Elle n’a pas sombré mentalement, mais elle a donné l’impression d’être toujours obligée de courir après le bon tempo.

Les hommes du match et les moments clés

Le nom qui ressort en premier est évidemment celui de Lamine Yamal. Un doublé, une passe décisive, et une influence constante dans le dernier tiers: difficile de faire plus complet. Marc Pubill mérite aussi une mention importante, car son but juste après l’égalisation a vraiment empêché la rencontre de basculer dans un scénario plus inconfortable pour la Roja. Nico Williams a parfaitement terminé la soirée, tandis que Beljo a signé le moment fort croate avec une tête qui avait relancé provisoirement les débats.

Les séquences qui ont compté sont claires. L’ouverture du score très rapide a installé le cadre du match. L’égalisation croate a rappelé que rien ne serait offert. Le 2-1 de Pubill a redonné l’avantage psychologique à l’Espagne avant la pause. Enfin, le troisième but de Yamal a servi de coup de grâce sportif, celui qui a fait tomber les dernières résistances croates. Le 4-1 final a ensuite donné au tableau d’affichage une ampleur conforme à l’impression visuelle laissée par la rencontre.

Et maintenant

Pour l’Espagne, cette victoire prolonge une dynamique très forte et porte sa série d’invincibilité à quarante matches. C’est un signal puissant envoyé au reste de l’Europe. La Roja avance avec confiance, variété et talent, tout en montrant qu’elle sait gérer les moments où l’adversaire revient au score. La suite du calendrier dira si cette équipe peut transformer ce départ parfait en campagne de référence, mais le message livré à Séville est déjà limpide.

Pour la Croatie, le déplacement en Andalousie laisse une note plus amère. L’équipe a montré du répondant et quelques séquences de qualité, mais elle a payé cher chaque relâchement défensif. Dans une poule où chaque détail comptera, elle devra rapidement retrouver davantage de rigueur pour ne pas laisser filer le wagon de tête. Ce mardi 29 septembre 2026, en tout cas, Espagne – Croatie a surtout confirmé une chose: la Roja a joué en championne, et le score de 4-1 n’a rien d’usurpé.