Italie – Turquie 3-1 : le score final du lundi 5 octobre 2026 résume bien la soirée vécue à Bologne. Au Stadio Renato Dall’Ara, la Squadra Azzurra a battu la sélection turque grâce à Gianluca Scamacca, Riccardo Calafiori et Pio Esposito. Entre les deux, Aral Şimşir avait pourtant remis les visiteurs dans le coup. Ce succès, obtenu lors de la 4e journée de la Ligue des nations, replace l’Italie à la deuxième place du groupe A1.
Après le nul pris en France quelques jours plus tôt, l’Italie avait besoin d’un vrai match de réaction à domicile. Elle l’a trouvé avec une prestation plus maîtrisée que spectaculaire. La Turquie, elle, a encore payé cher ses moments de flottement défensif. Son égalisation en seconde période a brièvement relancé le suspense, mais la réponse italienne a été presque immédiate. À l’arrivée, le 3-1 laisse peu de place au débat sur la supériorité du soir.
Une entame italienne sérieuse et patiente
Dès les premières minutes, l’équipe de Roberto Mancini a installé son jeu. L’Italie a fait circuler le ballon avec calme et a cherché à étirer le bloc turc. Scamacca a donné un premier avertissement, tandis que la Turquie essayait surtout de répondre en transition. Ce plan n’était pas absurde, car les visiteurs ont aussi trouvé quelques espaces. Mais Donnarumma a répondu présent quand il le fallait.
Irfan Can Kahveci a rappelé assez vite que la Turquie n’était pas venue seulement pour subir. Ozan Kabak a lui aussi tenté sa chance, et le gardien italien a dû rester vigilant. Pendant une bonne partie du premier acte, l’Italie a donc tenu le ballon sans se découvrir. Le rythme n’était pas effréné, mais la pression devenait progressive. C’est souvent dans ce type de scénario qu’un détail peut faire basculer la rencontre.
Ce détail est arrivé à la 26e minute. Sur une action construite côté droit, le ballon a fini dans la zone de vérité pour Scamacca. L’avant-centre italien a conclu avec autorité et a donné un avantage logique à son équipe. Le but a récompensé une première demi-heure plus propre dans les enchaînements et plus cohérente dans l’occupation du terrain. À partir de ce moment, l’Italie a joué avec davantage de confiance.
La Turquie revient, puis l’Italie frappe encore
Jusqu’à la pause, les Azzurri ont plutôt bien contrôlé les débats. La Turquie n’a pas totalement disparu, mais elle a peiné à se montrer vraiment régulière près de la surface adverse. Le score de 1-0 restait toutefois fragile. Un seul ballon bien négocié pouvait tout remettre à zéro, et c’est exactement ce qui s’est produit après l’heure de jeu. Aral Şimşir a profité d’une situation favorable à la 61e minute pour égaliser et refroidir le stade.
À ce moment-là, le match aurait pu changer de mains. L’Italie venait d’encaisser un but sur l’une des rares séquences turques bien menées, et la confiance aurait pu vaciller. Au contraire, la réaction a été immédiate. Trois minutes plus tard, Riccardo Calafiori a redonné l’avantage aux Italiens au terme d’une action rapide. Ce 2-1 a coupé net l’élan turc et a rappelé la différence de maîtrise affichée par les locaux.
Le scénario a aussi mis en lumière la qualité de la réponse italienne après un coup dur. Beaucoup d’équipes doutent après avoir vu leur avantage disparaître. L’Italie, elle, a réagi avec lucidité et sans précipitation inutile. Ce genre de réaction compte souvent autant qu’un long temps fort. Dans une compétition serrée comme la Ligue des nations, ce sont parfois ces trois minutes-là qui pèsent le plus dans une campagne.
La Turquie a encore essayé de revenir, mais son pressing manquait de continuité. Elle s’est exposée sur les côtés et a laissé quelques espaces entre ses lignes. L’Italie en a profité pour garder la main sur le ballon et faire courir son adversaire. En fin de rencontre, Pio Esposito a scellé le résultat à la 87e minute. Son but a transformé une victoire méritée en succès nettement plus confortable au tableau d’affichage.
Un résultat important pour le classement
Au-delà du contenu, cette victoire avait une vraie valeur comptable. L’Italie sortait d’un début de groupe agité, avec une défaite contre la Belgique, un large succès en Turquie et un partage en France. Battre de nouveau la sélection turque lui permettait de repartir vers l’avant. Avec sept points après quatre matches, elle grimpe à la deuxième place du groupe A1. La France reste devant avec dix unités, tandis que la Belgique suit avec six points.
Pour la Turquie, le constat devient plus rude. Après quatre journées, elle reste bloquée à zéro point. Surtout, elle a déjà encaissé beaucoup de buts dans cette phase de groupe et peine à tenir sur la durée face aux adversaires du haut niveau européen. Son égalisation à Bologne aurait pu ouvrir autre chose, mais la réaction concédée trois minutes plus tard résume bien ses fragilités actuelles. Le score final lui laisse encore une marge de progression importante.
Du côté italien, ce match avait aussi une portée symbolique. Roberto Mancini a signé sa première victoire à domicile depuis son retour à la tête de la Nazionale. Le contexte récent n’était pas simple, et la sélection devait envoyer un signal plus clair à son public. Sans tout résoudre, ce 3-1 apporte au moins un peu de stabilité. Il confirme aussi que l’Italie reste capable de punir rapidement lorsqu’elle trouve enfin le bon tempo dans ses matches.
Scamacca, Calafiori et Pio Esposito en évidence
Gianluca Scamacca a ouvert la voie et a pesé dès le début du match. Son but de la 26e minute a récompensé son activité dans la surface. Il a aussi servi de point d’appui dans plusieurs phases de possession italiennes. Derrière lui, les milieux ont pu respirer davantage grâce à ce travail de fixation. Ce n’est pas toujours spectaculaire, mais ce type de prestation structure souvent une rencontre.
Riccardo Calafiori a, lui, incarné le tournant du second acte. Entré en cours de partie, il a apporté de l’énergie et surtout le but du 2-1, celui qui a remis l’Italie dans le bon sens. Dans un match où l’égalisation turque aurait pu provoquer des doutes, son intervention a eu un poids immédiat. Pio Esposito a ensuite terminé le travail en fin de soirée. Son 3-1 a récompensé une équipe restée plus juste dans la gestion des moments clés.
Il ne faut pas oublier Donnarumma dans cette lecture. Le gardien italien n’a pas eu un déluge d’occasions à gérer, mais il a répondu présent quand la Turquie s’est montrée menaçante. Côté turc, Aral Şimşir restera l’auteur du bref espoir avec son but égalisateur. Ce moment a prouvé que la sélection de Vincenzo Montella pouvait encore faire mal si elle trouvait plus de constance. Le problème, une fois encore, a été de tenir mentalement et défensivement après un moment favorable.
Une soirée maîtrisée, malgré un vrai rappel à l’ordre
Tout n’a pas été parfait dans le camp italien. L’égalisation concédée a rappelé que cette équipe peut encore perdre le fil sur une action mal négociée. Mais la différence avec d’autres sorties récentes tient dans la réaction. L’Italie n’a pas paniqué et n’a pas commencé à jouer n’importe comment. Elle a repris sa structure, a réaccéléré au bon moment et a tué le match avant le coup de sifflet final.
Le public de Bologne a donc vu une équipe plus mature que lors de certaines sorties précédentes. Ce n’était pas un récital permanent, mais c’était une victoire solide, cohérente et utile. Dans un groupe où chaque point compte, ce type de succès peut peser très lourd au moment du bilan. L’Italie abordera maintenant la suite avec une base plus stable. La Turquie, elle, devra vite trouver des réponses si elle veut éviter une fin de campagne très pénible.
Au bout du compte, Italie – Turquie 3-1 restera comme un match de réaction bien géré par la Nazionale. Les Azzurri ont ouvert le score, ont absorbé le retour adverse, puis ont repris la main sans tarder. Scamacca a lancé la soirée, Calafiori l’a rééquilibrée au moment le plus sensible, et Pio Esposito l’a refermée. Pour l’Italie, la mission du soir est remplie. Pour la Turquie, les deux dernières journées ressemblent déjà à une opération sauvetage.




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