L’Argentine bat l’Angleterre 2-1 en demi-finale de la Coupe du monde 2026 et rejoint la finale

Angleterre–Argentine 1-2 : Messi et Lautaro renversent les Three Lions en fin de match

L’Argentine disputera une deuxième finale mondiale consécutive. Menée pendant une grande partie de la seconde période, l’Albiceleste a renversé l’Angleterre 2-1 grâce à deux buts inscrits dans les dernières minutes.

Anthony Gordon avait placé les Three Lions en tête à la 55e minute. Enzo Fernández a égalisé à la 85e, avant que Lautaro Martínez ne marque de la tête dans le temps additionnel sur un centre de Lionel Messi. L’Argentine retrouvera l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026.

L’Angleterre pensait enfin tenir sa première qualification pour une finale mondiale depuis son titre de 1966. Mais le recul adopté après l’ouverture du score a permis aux Argentins d’installer une pression presque permanente. Les champions du monde en titre ont fini par transformer cette domination en l’un des retournements de situation les plus marquants du tournoi.

Résumé du match

Angleterre–Argentine s’est joué le 15 juillet 2026 à l’Atlanta Stadium. Après une première période très fermée, Gordon a ouvert le score dix minutes après la reprise. Fernández a remis les deux équipes à égalité à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, puis Lautaro Martínez a offert la victoire à l’Albiceleste à la 90e+2.

L’Argentine s’impose donc 2-1 sans avoir besoin de passer par la prolongation. Elle affrontera l’Espagne le dimanche 19 juillet en finale. L’Angleterre retrouvera la France dans le match pour la troisième place.

Une affiche chargée d’histoire

La demi-finale réunissait deux nations liées par plusieurs confrontations devenues historiques. L’Argentine avait notamment éliminé l’Angleterre en 1986, lors du match marqué par les deux buts les plus célèbres de Diego Maradona, puis en 1998 après une séance de tirs au but.

Les deux sélections avaient pourtant cherché à réduire le poids du passé avant la rencontre. Thomas Tuchel et Lionel Scaloni souhaitaient concentrer leurs joueurs sur l’enjeu sportif immédiat : une place en finale contre l’Espagne.

L’atmosphère à Atlanta a néanmoins rappelé l’importance particulière de l’affiche. Les supporters argentins étaient largement majoritaires et ont créé une ambiance proche de celle d’un match disputé à Buenos Aires. La tension est également rapidement apparue sur le terrain, avec de nombreux contacts et plusieurs accrochages dès la première période.

Une première période physique et fermée

Les premières 45 minutes ont offert beaucoup d’intensité, mais très peu d’occasions. Les deux équipes ont privilégié la sécurité et cherché à empêcher les principaux créateurs adverses de recevoir dans de bonnes conditions.

L’Angleterre avait particulièrement bien préparé la surveillance de Messi. Elliot Anderson suivait régulièrement ses déplacements dans l’axe, tandis que les autres milieux anglais fermaient rapidement les espaces autour du capitaine argentin.

Jude Bellingham et Harry Kane participaient également au travail défensif. L’objectif anglais consistait à empêcher Messi de se retourner et à forcer l’Argentine à construire sur les côtés.

La première tentative de la rencontre n’est arrivée qu’à la 33e minute, avec une tête non cadrée de John Stones sur un coup franc de Declan Rice. Enzo Fernández a ensuite tenté sa chance de loin, sans inquiéter Jordan Pickford.

Les chiffres reflétaient parfaitement le manque d’occasions : l’Angleterre et l’Argentine avaient produit très peu de danger avant la pause. La rencontre ressemblait davantage à une bataille pour le contrôle du milieu qu’à un duel ouvert entre deux attaques puissantes.

Gordon libère l’Angleterre

Le rythme a augmenté au début de la seconde période. Pickford a d’abord empêché Julián Alvarez d’ouvrir le score, avant que l’Angleterre ne frappe sur une transition rapide.

À la 55e minute, l’Angleterre a récupéré le ballon après un dégagement incomplet de Nicolás Tagliafico. Declan Rice a trouvé Morgan Rogers sur le côté droit. Ce dernier a adressé un centre précis vers le second poteau.

Anthony Gordon a pris l’avantage sur Nahuel Molina et repris le ballon de l’intérieur du pied pour battre Emiliano Martínez. Le but a provoqué une immense explosion de joie dans le camp anglais.

Cette réalisation semblait placer les Three Lions dans une position idéale. Leur organisation défensive avait limité Messi et l’Argentine, tandis que leur première accélération vraiment précise venait de produire le but recherché.

L’Angleterre se trouvait alors à environ 35 minutes de sa première finale mondiale depuis 1966.

Le choix de défendre l’avantage

La réaction anglaise après l’ouverture du score a constitué le grand tournant tactique du match.

Plutôt que de continuer à presser et d’essayer de profiter des espaces laissés par l’Argentine, les Three Lions ont progressivement reculé. Thomas Tuchel a ensuite fait entrer Ezri Konsa et transformé son organisation en défense à cinq.

Ce choix devait permettre à l’Angleterre de protéger sa surface. Il a surtout supprimé une grande partie de sa menace offensive et permis aux Argentins de s’installer durablement dans le camp adverse.

Entre le but de Gordon et celui de Lautaro Martínez, l’Angleterre n’a conservé que 12 % de possession. Pendant près de 40 minutes, le match s’est donc résumé à des attaques argentines répétées face à un bloc anglais de plus en plus bas.

Harry Kane a reconnu après la rencontre que l’équipe avait essayé de conserver son avantage plutôt que de rechercher un deuxième but. Selon le capitaine anglais, cette approche n’était pas suffisante à ce niveau.

Pickford retarde l’égalisation

L’Argentine a multiplié les situations dans la surface anglaise. Messi, jusque-là contenu dans l’axe, s’est davantage déplacé vers le côté droit pour recevoir avec plus de liberté et adresser des centres.

Ce changement de position a permis au capitaine argentin d’échapper au marquage direct d’Anderson. À partir de cette zone, il pouvait lever la tête et chercher les appels de ses partenaires dans la surface.

Pickford a d’abord repoussé une tête à bout portant de Leandro Paredes. Il a également réalisé une intervention importante sur une tentative de Nicolás González.

Alexis Mac Allister a ensuite touché le poteau de la tête alors qu’il se trouvait dans une position idéale. L’Angleterre souffrait, mais semblait encore capable de conserver son avantage grâce aux arrêts de son gardien et aux interventions de ses défenseurs.

L’égalisation paraissait toutefois de plus en plus difficile à éviter. Les Three Lions ne parvenaient plus à conserver le ballon suffisamment longtemps pour faire remonter leur bloc.

Enzo Fernández égalise à la 85e minute

L’Argentine a finalement trouvé la faille à cinq minutes de la fin du temps réglementaire.

Après une séquence construite sur le côté droit, Messi a trouvé Enzo Fernández libre à l’entrée de la surface. Jude Bellingham, fatigué, n’a pas réussi à fermer suffisamment vite l’espace devant le milieu argentin.

Fernández a déclenché une frappe puissante d’une vingtaine de mètres. Le ballon a échappé à Pickford et terminé sa course dans le coin du but anglais.

Cette égalisation récompensait la pression constante de l’Albiceleste. Elle changeait également complètement la dynamique émotionnelle de la rencontre : l’Argentine semblait soudain libérée, tandis que l’Angleterre devait retrouver une ambition offensive après avoir passé une longue période à défendre.

Les Three Lions n’ont pas réussi à effectuer cette transition. Quelques minutes plus tôt, ils contrôlaient encore leur destin. Après l’égalisation, ils paraissaient surtout chercher à atteindre la prolongation.

Lautaro Martínez frappe dans le temps additionnel

La prolongation semblait se rapprocher lorsque Mac Allister a de nouveau touché le poteau. Messi a récupéré le ballon sur le côté droit et poursuivi l’action au lieu de laisser l’attaque se terminer.

Le capitaine argentin a éliminé son adversaire direct, puis envoyé un centre précis au second poteau. Entré à la 81e minute, Lautaro Martínez s’est retrouvé libre derrière la défense anglaise.

L’attaquant a placé une tête hors de portée de Pickford à la 90e+2. En l’espace de sept minutes, l’Argentine venait de transformer une élimination presque certaine en qualification pour la finale.

Le rôle de Lautaro Martínez illustre une nouvelle fois l’importance du banc argentin. Il n’avait besoin que d’une occasion pour devenir le héros d’une demi-finale mondiale.

Après la rencontre, il a expliqué qu’il avait annoncé à Mac Allister qu’il entrerait et marquerait. Son intuition s’est réalisée sur l’un des derniers ballons du match.

Messi décisif sans marquer

Lionel Messi n’a pas inscrit de but, mais il a décidé de la rencontre.

Pendant environ une heure, l’Angleterre avait réussi à réduire son influence dans les zones centrales. L’Argentin a ensuite adapté son positionnement et trouvé davantage d’espace sur le côté droit.

Il a offert la passe à Fernández sur l’égalisation, puis délivré le centre décisif pour Lautaro Martínez. Les deux buts argentins viennent donc directement de ses initiatives.

À 39 ans, Messi se qualifie pour une nouvelle finale mondiale. Il tentera désormais de conduire l’Argentine vers un deuxième titre consécutif, un exploit qu’aucune sélection n’a accompli depuis le Brésil en 1962.

Les regrets tactiques de l’Angleterre

La prestation anglaise ne peut pas être résumée à une mauvaise soirée. Pendant une heure, les joueurs de Tuchel ont contenu l’Argentine, limité Messi et marqué sur une transition parfaitement construite.

Le problème est arrivé après le but. En renonçant presque totalement à attaquer, l’Angleterre a laissé l’adversaire choisir le rythme et multiplier les occasions.

Tuchel a reconnu que son équipe était devenue passive dans son système en 4-4-2 et n’avait plus réussi à utiliser la possession pour calmer la pression. Il a néanmoins affirmé ne pas regretter ses choix et a rappelé que ses joueurs avaient été très proches de se qualifier.

Les statistiques donnent cependant une image sévère du dernier tiers de la rencontre. Après le but de Gordon, l’Angleterre n’a presque plus menacé Emiliano Martínez. Son changement défensif a permis à l’Argentine d’attaquer sans devoir craindre régulièrement une transition adverse.

Une nouvelle désillusion anglaise

L’Angleterre échoue en demi-finale d’une Coupe du monde pour la troisième fois après ses éliminations contre l’Allemagne en 1990 et la Croatie en 2018.

Le scénario rappelle également d’autres défaites récentes. Les Three Lions avaient déjà ouvert le score contre la Croatie en 2018 avant de perdre 2-1 après prolongation. Ils menaient aussi contre l’Italie en finale de l’Euro 2021 avant de s’incliner aux tirs au but.

Cette fois, l’Angleterre se trouvait encore devant à cinq minutes de la fin. Elle semblait enfin capable de mettre fin à soixante années d’attente, mais elle n’a pas résisté à la dernière accélération argentine.

La compétition n’est pas totalement terminée pour les Three Lions. Ils affronteront la France lors du match pour la troisième place, une rencontre qui opposera les deux perdants des demi-finales.

L’Argentine peut conserver son titre

L’Argentine atteint la finale après avoir remporté ses sept rencontres de la compétition. Son parcours n’a pourtant pas été tranquille : elle a dû résister au Cap-Vert, renverser l’Égypte et attendre la prolongation contre la Suisse.

Cette capacité à revenir dans des situations presque perdues constitue l’identité principale de l’équipe de Scaloni. Contre l’Angleterre, elle était encore menée à la 84e minute avant de marquer deux fois.

L’Albiceleste affrontera désormais l’Espagne, tombeuse de la France 2-0. La finale opposera l’attaque la plus prolifique du tournoi à la défense la plus solide.

Une victoire permettrait à l’Argentine de conserver le trophée remporté en 2022 et d’ajouter un quatrième titre mondial à son palmarès.

Une lecture plus large de la rencontre

Angleterre–Argentine montre à quel point une demi-finale peut basculer lorsque l’une des équipes renonce à utiliser le ballon.

L’Angleterre avait réussi son plan initial. Messi était contenu, l’Argentine créait peu et Gordon avait récompensé une transition rapide. Mais les Three Lions ont ensuite joué comme s’ils devaient seulement protéger leur surface pendant plus d’une demi-heure.

Face à une équipe possédant Messi, Mac Allister, Fernández et Lautaro Martínez, cette stratégie comportait un risque immense.

L’Argentine a finalement gagné grâce à sa capacité d’adaptation. Messi a quitté les zones où il était surveillé, Fernández a profité de l’espace à l’entrée de la surface et Lautaro a apporté un profil supplémentaire dans la surface.

Le résultat ne repose donc pas seulement sur deux gestes individuels. Il récompense une équipe qui a continué à chercher une solution lorsque le match semblait lui échapper.

Conclusion

L’Argentine a battu l’Angleterre 2-1 au terme d’une fin de match spectaculaire. Anthony Gordon avait ouvert le score à la 55e minute, mais les Three Lions ont ensuite trop reculé.

Enzo Fernández a égalisé à la 85e sur une passe de Messi. Lautaro Martínez a complété la remontée à la 90e+2 en reprenant de la tête un nouveau centre du capitaine argentin.

L’Angleterre disputera le match pour la troisième place contre la France. L’Argentine retrouvera l’Espagne en finale et tentera de devenir la première sélection depuis plus de soixante ans à conserver son titre mondial.