Royal Antwerp et le KRC Genk se quittent sur un spectaculaire match nul 4-4 au Bosuilstadion après une rencontre qui semblait pourtant totalement perdue pour le Great Old à vingt minutes de la fin. Genk mène 4-1 à la 69e minute avant de voir Antwerp inscrire trois buts dans le dernier quart d’heure.
Michael Frey devient le héros de la soirée. L’attaquant suisse transforme un penalty à la 85e minute puis égalise de la tête deux minutes plus tard, provoquant une explosion dans les tribunes du Bosuil.
Le scénario résume parfaitement un match où les deux équipes connaissent des périodes de domination très différentes. Antwerp ouvre le score, Genk prend ensuite le contrôle et semble tuer la rencontre, avant qu’une réaction tardive ne transforme une lourde défaite annoncée en point spectaculaire.
Valencia lance parfaitement Antwerp
Antwerp commence la rencontre avec l’intention d’imposer rapidement son rythme. Le public du Bosuil pousse une équipe qui a bien débuté sa saison et cherche à confirmer devant un adversaire direct important.
Anthony Valencia récompense cette entame à la 15e minute. L’ailier trouve l’ouverture et place le Great Old devant au score.
Cette avance ne dure cependant pas longtemps. Genk refuse de reculer et commence à exploiter davantage les espaces disponibles entre les lignes.
Josue Kongolo égalise à la 30e minute. À la pause, le score de 1-1 laisse encore toutes les possibilités ouvertes, sans annoncer le déchaînement offensif qui va suivre.
Genk frappe trois fois après la pause
La deuxième période débute de manière catastrophique pour Antwerp. Rafiu Durosinmi marque dès la 47e minute et donne pour la première fois l’avantage à Genk.
Les visiteurs ne se contentent pas de gérer. Ayumu Yokoyama ajoute un troisième but à la 56e minute, profitant d’un moment où la défense anversoise perd complètement le contrôle de la rencontre.
Antwerp tente de réagir, mais cette volonté offensive laisse également davantage d’espaces. Genk exploite encore une transition et Aaron Bibout porte le score à 1-4 à la 69e minute.
À cet instant, la rencontre paraît presque terminée. Antwerp doit inscrire trois buts simplement pour éviter la défaite, alors qu’il reste un peu plus de vingt minutes.
Le Bosuil refuse pourtant d’abandonner
Le Great Old continue à pousser malgré l’ampleur du retard. Les changements apportent davantage d’énergie et permettent à l’équipe de jouer plus haut.
Eran Tuypens réduit l’écart à la 79e minute. Le score passe à 2-4 et donne soudain un peu plus de crédibilité à une remontée qui semblait impossible quelques minutes auparavant.
Genk commence à reculer. Les visiteurs cherchent davantage à protéger leur avance qu’à continuer à attaquer. Cette modification ouvre la porte à une pression de plus en plus forte d’Antwerp.
Chaque ballon envoyé dans la surface devient dangereux. Le public comprend également qu’un troisième but pourrait transformer les dernières minutes en siège complet.
Michael Frey change le match en deux minutes
La situation bascule à la 84e minute lorsqu’Antwerp obtient un penalty. Michael Frey prend la responsabilité de la frappe et ne tremble pas.
Le Suisse transforme la tentative à la 85e minute et ramène son équipe à 3-4. Le Bosuil croit désormais réellement à l’égalisation.
Genk n’a pratiquement pas le temps de reprendre ses esprits. Deux minutes plus tard, Carlos Mejia trouve Frey au deuxième poteau. L’attaquant place sa tête et inscrit le 4-4.
En l’espace de deux minutes, Antwerp passe donc d’une équipe encore menée de deux buts à une formation revenue complètement dans le match.
Genk laisse échapper une victoire presque acquise
Pour Genk, le résultat possède évidemment un goût très différent. À 1-4 après 69 minutes, les visiteurs disposent d’une situation idéale pour contrôler la fin de rencontre.
Leur efficacité offensive jusque-là avait permis de punir presque chaque période faible d’Antwerp. Durosinmi, Yokoyama et Bibout avaient construit une avance qui semblait suffisante.
Le recul des vingt dernières minutes change pourtant la dynamique. Genk laisse davantage le ballon à son adversaire et ne parvient plus à sortir proprement de sa moitié de terrain.
Le penalty accélère ensuite la panique. L’égalisation arrive avant même que l’équipe puisse retrouver une organisation stable.
Antwerp pousse encore dans le temps additionnel
Le retour à 4-4 ne calme pas immédiatement les Anversois. Portés par le public, les joueurs continuent à chercher un cinquième but.
Plusieurs situations apparaissent dans le temps additionnel. Michael Frey place notamment encore une tête dangereuse, tandis qu’Ibrahim Salah obtient une tentative dans la surface.
Genk résiste cette fois. Le match se termine après six minutes de temps additionnel sans nouveau but.
Le point obtenu ne vaut évidemment pas une victoire pour Antwerp, mais le contexte transforme le résultat en véritable succès psychologique. Revenir de trois buts de retard à vingt minutes de la fin crée une énergie particulière autour d’une équipe.
Huit buts et deux périodes complètement opposées
Les statistiques illustrent une rencontre beaucoup plus équilibrée que le passage à 1-4 ne pourrait le laisser penser. Antwerp termine avec davantage de tirs au total, tandis que Genk se montre particulièrement précis lorsque ses occasions apparaissent.
La différence vient surtout de la succession des temps forts. Antwerp domine le début, Genk contrôle une grande partie du milieu du match puis le Great Old écrase complètement les dernières minutes.
Cette alternance explique pourquoi aucune équipe ne parvient finalement à conserver son avantage.
Pour un match de championnat joué dès le mois d’août, l’intensité et le scénario donnent déjà à cette rencontre une place particulière dans le début de saison belge.
Frey devient le visage d’une remontée improbable
Royal Antwerp et Genk terminent donc à 4-4 après l’un des matchs les plus spectaculaires de ce début de Jupiler Pro League.
Anthony Valencia donne d’abord l’avantage à Antwerp. Genk répond ensuite par Kongolo, Durosinmi, Yokoyama et Bibout pour mener 4-1 à la 69e minute.
Tuypens relance le suspense à onze minutes de la fin. Michael Frey prend ensuite le contrôle du final avec un penalty puis une tête victorieuse pour l’égalisation.
Le Great Old évite ainsi une première défaite qui semblait pratiquement certaine. Genk repart au contraire avec le sentiment d’avoir laissé échapper deux points après avoir possédé trois buts d’avance.




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