Le choc Atlanta Dream – New York Liberty a tenu toutes ses promesses dans la nuit de mercredi à jeudi. Au terme d’un match tendu, physique et longtemps indécis, Atlanta s’est imposé 101-98 après prolongation au State Farm Arena. Ce succès donne au Dream une avance de 2-0 dans cette demi-finale WNBA et place l’équipe géorgienne à une victoire de la finale.
Le score dit déjà beaucoup, mais il ne raconte pas tout. Atlanta a dû survivre à une énorme soirée de Breanna Stewart, auteure de 35 points et 11 rebonds, et à une fin de temps réglementaire complètement folle. Angel Reese et Jordin Canada ont répondu avec 23 points chacune, tandis que Naz Hillmon a marqué le panier le plus lourd de la rencontre à 20,8 secondes de la fin de la prolongation. Sans Allisha Gray, absente, le Dream a trouvé d’autres solutions et a mieux négocié les possessions décisives.
Un début de match offensif et nerveux
Le premier quart-temps a donné le ton. New York a affiché son ambition, Atlanta a répondu sans reculer, et les deux équipes se sont rendu coup pour coup dans un rythme élevé. Après dix minutes, les deux formations étaient à égalité 26-26. Stewart a très vite pris ses responsabilités pour la Liberty, alors que le Dream a cherché plus de variété dans le jeu, avec plusieurs menaces capables de sanctionner.
Le deuxième quart a prolongé cette impression. Atlanta a légèrement pris le dessus au tableau d’affichage, mais sans jamais réussir à casser le match. À la pause, le Dream menait 56-54. Cette première mi-temps a aussi été très hachée par les fautes. Le contact était constant, les arrêts de jeu nombreux, et plusieurs joueuses importantes ont dû surveiller leur agressivité. Rhyne Howard a été vite exposée, tout comme Reese, pendant que New York s’en remettait encore largement à Stewart pour tenir la cadence.
Atlanta trouve des relais malgré l’absence d’Allisha Gray
Le mérite d’Atlanta est d’avoir refusé de dépendre d’une seule joueuse. Reese a pesé par son impact près du cercle, Canada a donné du rythme avec ballon en main, et Howard a continué à créer des décalages même dans une rencontre très physique. Le Dream a aussi reçu des contributions utiles de Naz Hillmon, Izzy Borlase et DeWanna Bonner. Cette profondeur a empêché New York de verrouiller une cible unique.
Dans le troisième quart-temps, Atlanta a plusieurs fois semblé en mesure de faire un premier vrai écart. Borlase a notamment apporté un souffle précieux avec des tirs extérieurs importants, et le Dream a montré plus de fluidité collective que son adversaire. Pourtant, la Liberty est restée au contact. À l’entrée de la dernière période, Atlanta menait encore, mais seulement 75-74. Le match restait totalement ouvert, avec cette impression persistante que chaque séquence pouvait faire basculer la soirée dans un sens comme dans l’autre.
Le quatrième quart-temps a tourné au thriller
La dernière période du temps réglementaire a offert une montée de tension quasi continue. Atlanta a gardé une courte avance, sans parvenir à mettre le couvercle sur la rencontre. À 31,2 secondes de la fin, New York a pris un temps mort alors que le Dream menait de trois points. Stewart a ensuite attaqué le cercle et réduit l’écart à 86-85 avec 26 secondes à jouer. Le message était clair: la Liberty n’avait pas dit son dernier mot.
Reese a alors obtenu deux lancers francs très importants et les a convertis pour redonner trois longueurs d’avance à Atlanta, 88-85, à 14,5 secondes du buzzer. Cela aurait pu suffire. Pourtant, la possession suivante a relancé tout le suspense. Marine Fauthoux est sortie d’un écran et a sanctionné derrière l’arc pour égaliser à 88-88 à 10,3 secondes de la fin. Le State Farm Arena a retenu son souffle une dernière fois lorsque Howard a attaqué sur l’ultime possession du quart-temps. Son tir a tourné sur l’arceau avant de ressortir. La prolongation devenait inévitable.
La prolongation a récompensé le sang-froid du Dream
Dans les cinq minutes supplémentaires, Atlanta a d’abord frappé le premier, mais New York a encore trouvé les ressources pour repasser devant. Un tir primé de Jonquel Jones a donné un avantage de 96-93 à la Liberty à un peu plus de deux minutes de la fin. Pour New York, c’était un signal fort, d’autant que l’équipe n’avait plus mené depuis le deuxième quart-temps. Le champion en titre montrait qu’il savait encore survivre aux tempêtes.
Atlanta n’a pourtant jamais paniqué. Canada puis Reese ont redonné l’avantage au Dream, avant que Stewart ne réplique encore avec un panier à l’intérieur pour remettre New York devant, 98-97, à 33 secondes du terme. C’est alors qu’est venue l’action la plus importante du match. Sur une phase bien exécutée, Howard a trouvé Hillmon qui a coupé dans le dos de la défense. Hillmon a converti le lay-up du 99-98 à 20,8 secondes de la fin. Sur la possession suivante, la défense d’Atlanta a forcé une mauvaise passe transversale de Sabrina Ionescu. Reese a ensuite scellé le score sur la ligne, avec deux lancers francs pour faire 101-98. Le dernier tir de Stewart n’a pas trouvé la cible.
Les performances majeures ont dessiné le scénario
Les statistiques individuelles confirment ce que l’on a vu sur le parquet. Reese a terminé avec 23 points et un gros impact émotionnel dans les moments chauds. Canada a ajouté 23 points et 8 passes, en contrôlant plusieurs possessions cruciales. Howard a inscrit 18 points, Hillmon en a marqué 12, Borlase 11 et Bonner 10. Ce partage de la production a fait toute la différence pour Atlanta, surtout dans un match où l’absence d’Allisha Gray aurait pu peser beaucoup plus lourd.
En face, Stewart a livré un match de très haut niveau avec 35 points et 11 rebonds. Elle a longtemps porté presque seule l’attaque de New York, notamment en première mi-temps. Mais la Liberty a moins bien protégé certaines possessions dans le money time et a payé cher quelques erreurs de gestion. La perte de balle d’Ionescu en fin de prolongation restera l’image la plus douloureuse pour New York, car elle a offert à Atlanta deux lancers de sécurité au pire moment possible.
Atlanta prend une vraie option sur la série
Avec ce succès 101-98, le Dream mène désormais 2-0 dans la série avant le déplacement à Brooklyn pour le match 3. Psychologiquement, l’avantage est immense. Atlanta a déjà gagné le premier acte 92-82, puis a confirmé dans une rencontre encore plus serrée. Remporter un duel de ce type, sans sa meilleure marqueuse et après avoir vu son avance menacée jusque dans les dernières secondes, renforce forcément la conviction collective.
Pour New York, l’urgence est totale avant le retour à domicile. La Liberty a montré assez de qualité pour croire à un retour, mais elle devra mieux fermer les fins de possession, mieux contrôler les transitions adverses et offrir davantage de soutien à Stewart. Atlanta, de son côté, n’a plus besoin que d’une victoire pour rejoindre la finale WNBA pour la première fois depuis 2013. Après une nuit aussi dense et aussi intense, le Dream a surtout prouvé une chose: il sait désormais gagner les matches qui basculent sur un détail.




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