La Côte d’Ivoire bat Curaçao 2-0 à la Coupe du monde 2026

Curaçao–Côte d’Ivoire : Pépé qualifie les Éléphants

La Côte d’Ivoire a atteint la phase à élimination directe d’une Coupe du monde pour la première fois en battant Curaçao 2-0 à Philadelphie.

Nicolas Pépé a inscrit les deux buts de la rencontre. L’attaquant a ouvert le score dès la septième minute avant de sécuriser la victoire à la 64e.

Les Éléphants terminent deuxièmes du groupe E derrière l’Allemagne. Curaçao quitte sa première Coupe du monde avec un point et une performance encourageante contre l’Équateur.

Curaçao–Côte d’Ivoire : le résumé du match

Score final : Curaçao 0-2 Côte d’Ivoire
Buteur : Nicolas Pépé (7e, 64e)
Lieu : Philadelphia Stadium
Groupe : E

La Côte d’Ivoire savait qu’une victoire assurerait sa qualification sans dépendre des autres résultats.

Curaçao avait encore un mince espoir après son match nul 0-0 contre l’Équateur. La sélection caribéenne devait cependant battre les Éléphants et attendre une combinaison favorable dans l’autre rencontre.

Emerse Faé avait choisi une équipe offensive, avec Pépé soutenu par Amad Diallo, Yan Diomandé et Ange-Yoan Bonny.

Dick Advocaat conservait la structure qui avait permis à Curaçao de résister face à l’Équateur.

Pépé ouvre rapidement le score

La Côte d’Ivoire a immédiatement cherché à presser les premières relances adverses.

À la septième minute, Yan Diomandé a profité d’une erreur défensive avant de transmettre le ballon à Nicolas Pépé.

L’attaquant a conclu avec précision pour donner l’avantage aux Éléphants.

Ce but précoce permettait à la Côte d’Ivoire de contrôler le scénario. Elle n’était plus obligée d’attaquer avec précipitation et pouvait attendre les espaces laissés par un Curaçao contraint de revenir.

Pour Pépé, cette réalisation récompensait une réintégration réussie en sélection. Longtemps éloigné de l’équipe nationale, il avait retrouvé sa place après une bonne fin de saison en club.

Curaçao refuse de disparaître

Malgré l’ouverture du score, Curaçao a continué à jouer.

Tahith Chong a tenté d’apporter de la créativité entre les lignes. Leandro Bacuna cherchait à orienter les attaques et Jürgen Locadia occupait les défenseurs centraux.

La sélection caribéenne a obtenu quelques situations intéressantes pendant la première période.

Chong et Bacuna sont notamment passés près de l’égalisation, mais leurs tentatives n’ont pas trouvé le cadre ou ont été neutralisées par Yahia Fofana.

La Côte d’Ivoire restait néanmoins plus dangereuse dans les transitions. Diomandé et Amad pouvaient accélérer dès la récupération, obligeant les défenseurs de Curaçao à reculer rapidement.

Une organisation ivoirienne plus mature

Les Éléphants n’ont pas cherché à transformer la rencontre en échange permanent d’attaques.

Après le premier but, Franck Kessié et Ibrahim Sangaré ont contrôlé davantage le milieu.

Leur présence permettait à la Côte d’Ivoire de récupérer les deuxièmes ballons et d’empêcher Curaçao d’enchaîner plusieurs séquences offensives.

Ousmane Diomandé et Odilon Kossounou ont également limité les espaces autour de Locadia. Les centres caribéens étaient souvent repoussés avant de devenir réellement dangereux.

Cette gestion témoigne d’une progression importante. Lors de ses précédentes participations, la Côte d’Ivoire possédait beaucoup de talent offensif mais manquait parfois de maîtrise collective.

À Philadelphie, l’équipe a accepté de ralentir et de défendre sans perdre son ambition.

Room maintient Curaçao dans le match

Eloy Room avait été exceptionnel contre l’Équateur, avec de nombreuses parades qui avaient offert à son pays le premier point mondial de son histoire.

Face à la Côte d’Ivoire, le gardien a encore dû intervenir.

Les accélérations de Diomandé et les frappes d’Amad ont régulièrement sollicité la défense. Room est resté attentif et a empêché les Éléphants de faire rapidement le break.

Grâce à lui, Curaçao est resté à un seul but jusqu’après l’heure de jeu.

Cette résistance permettait encore aux joueurs d’Advocaat de croire à une égalisation sur une phase arrêtée ou une transition.

Le deuxième but de Pépé a finalement mis fin à cet espoir.

Pépé complète son doublé

À la 64e minute, Ibrahim Sangaré a trouvé Pépé dans une position favorable.

L’attaquant a une nouvelle fois fait preuve de calme pour battre Room et inscrire son deuxième but.

Le 2-0 donnait une marge confortable à la Côte d’Ivoire.

Pépé devenait le symbole d’une qualification historique. Après plusieurs années irrégulières en club et en sélection, il retrouvait une place centrale au moment le plus important.

Son doublé ne repose pas uniquement sur sa qualité de frappe. Il a aussi été actif sans le ballon, s’est déplacé entre les défenseurs et a offert des solutions constantes sur le côté.

Faé pouvait ensuite gérer son effectif et protéger plusieurs joueurs avant le tour suivant.

Une qualification attendue depuis longtemps

La Côte d’Ivoire avait participé aux Coupes du monde 2006, 2010 et 2014 sans dépasser la phase de groupes.

Malgré des générations composées de Didier Drogba, Yaya Touré ou Kolo Touré, les Éléphants avaient toujours été éliminés avant les matchs à élimination directe.

La victoire contre Curaçao met fin à cette attente.

Avec six points, la Côte d’Ivoire termine deuxième du groupe, derrière l’Allemagne et devant l’Équateur.

Le prochain match sera beaucoup plus difficile. Les Ivoiriens affronteront le deuxième du groupe I, où la France, la Norvège et le Sénégal sont encore concernés.

L’équipe peut néanmoins s’appuyer sur une défense solide, un milieu expérimenté et plusieurs profils capables de faire la différence.

Curaçao quitte le tournoi avec un souvenir historique

La première participation mondiale de Curaçao se termine par une défaite.

Le bilan comprend un lourd revers 7-1 contre l’Allemagne, un nul historique face à l’Équateur et ce match plus disputé contre la Côte d’Ivoire.

Les joueurs ont montré qu’ils pouvaient progresser rapidement après un début difficile.

Room restera l’une des figures principales de cette campagne. Chong, les frères Bacuna et plusieurs autres joueurs ont également montré que Curaçao pouvait produire du jeu à ce niveau.

La sélection termine dernière du groupe, mais repart avec son premier point et une expérience précieuse.

Pour une nation qui découvrait la Coupe du monde, ces éléments peuvent servir de base à une progression durable.

Pépé écrit l’histoire ivoirienne

Curaçao–Côte d’Ivoire s’est décidé grâce à l’efficacité de Nicolas Pépé.

L’attaquant a marqué après sept minutes puis à la 64e. La défense ivoirienne a ensuite conservé son avantage sans offrir de véritable possibilité de retour.

Les Éléphants atteignent pour la première fois les seizièmes de finale.

Curaçao quitte la compétition, mais son nul contre l’Équateur et sa résistance pendant une grande partie de ce dernier match resteront des étapes importantes.