Les Diables Rouges battent l’Italie 0-2 au Stadio Olimpico en Ligue des nations

La Belgique fait tomber l’Italie 0-2 en UEFA Nations League

L’affiche Italie – Belgique en Ligue des nations a tourné à l’avantage des Diables Rouges vendredi soir au Stadio Olimpico. Les Belges se sont imposés 0-2 à Rome pour lancer idéalement leur campagne en Ligue A, groupe A1. Mika Godts a ouvert le score avant la pause, puis Dodi Lukébakio a puni les Italiens en contre après l’heure de jeu. Pour la sélection de Mark van Bommel, ce succès a reposé sur une vraie maîtrise collective, une défense solide dans les moments chauds et une efficacité supérieure dans les zones décisives.

Ce résultat n’a rien d’anecdotique pour la Belgique. Gagner en Italie reste toujours un signal fort, surtout dans un match d’ouverture où les repères d’un nouveau cycle doivent encore se construire. Les Diables Rouges ont pourtant affiché beaucoup de clarté dans leur plan. Ils ont laissé peu d’espaces à l’intérieur, ont attaqué vite dès la récupération et ont su s’appuyer sur l’expérience de Kevin De Bruyne pour faire basculer les moments importants. En face, l’Italie de Roberto Mancini a eu des séquences plus agressives, mais elle n’a jamais vraiment contrôlé le rythme sur la durée.

Une première période où la Belgique a posé le ton

Dès les premières minutes, la Belgique a montré qu’elle n’était pas venue à Rome pour subir. Les sorties de balle ont été propres, le pressing bien calibré et les transitions très directes. De Bruyne a rapidement trouvé des angles de passe intéressants, tandis que Charles De Ketelaere et Diego Moreira ont multiplié les appels pour étirer le bloc italien. Cette capacité à attaquer vite a tout de suite posé un problème à la défense azzurra, souvent obligée de reculer en urgence plutôt que d’avancer sur le porteur.

L’Italie a bien essayé de répondre par des attaques plus verticales, notamment grâce à Nicolò Cambiaghi et Moise Kean. Elle a même donné quelques alertes en profitant de ballons joués dans le dos de la ligne belge. Senne Lammens est toutefois resté très attentif dans son but. Le gardien belge a rassuré tout le monde par sa lecture des trajectoires et par sa présence dans les duels proches. Derrière lui, Brandon Mechele, Nathan Ngoy et Maxim De Cuyper ont absorbé beaucoup de travail sans perdre leur calme.

La tendance générale restait pourtant favorable aux visiteurs. La Belgique se créait les meilleures situations et poussait l’Italie à défendre en déséquilibre. Donnarumma a dû s’employer à plusieurs reprises pour éviter l’ouverture du score plus tôt dans la rencontre. Le portier italien a notamment gardé son équipe en vie grâce à plusieurs interventions de haut niveau, dont une double parade marquante qui a empêché les Diables Rouges de prendre le large avant la pause. Cette séquence a résumé le premier acte: la Belgique produisait, l’Italie résistait.

Godts concrétise la domination belge

Le but de Mika Godts a fini par arriver de manière logique. Sur une action rapide, la Belgique a récupéré le ballon puis a immédiatement cherché la profondeur. De Bruyne a trouvé le bon décalage, et Godts a fait parler sa percussion pour battre Donnarumma d’une finition maîtrisée. L’action a été simple dans sa structure, mais très juste dans son exécution. Elle a surtout récompensé la volonté belge d’attaquer dès la récupération, sans perdre de temps dans des circulations stériles.

Pour Godts, cette réalisation a pesé bien plus qu’une simple statistique. L’ailier a incarné tout ce que la Belgique a bien fait avant la pause: vitesse, personnalité et envie d’aller provoquer. À chaque prise de balle, il a cherché à fixer puis à éliminer. Son but a donné un avantage mérité aux Diables Rouges et a aussi installé un doute plus profond dans les rangs italiens. On sentait alors une équipe belge sereine et une équipe italienne qui commençait à courir derrière le scénario.

La fin de première période a confirmé cette impression. L’Italie a essayé de mettre davantage d’impact dans les duels et de jouer plus haut, mais la Belgique est restée structurée. Les Red Devils ont continué à menacer en transition, tout en défendant avec suffisamment d’ordre pour empêcher un retour immédiat. À la pause, le 0-1 reflétait bien la hiérarchie observée sur le terrain, même si l’écart aurait déjà pu être plus lourd sans les arrêts de Donnarumma.

Le réveil italien après la pause

Au retour des vestiaires, l’Italie a affiché un tout autre visage. Les Azzurri ont mis davantage d’intensité dans la récupération et ont tenté de jouer plus vite sur les côtés. Cambiaghi a été l’un des plus remuants dans cette phase, avec plusieurs prises d’initiative pour faire reculer la défense belge. Moise Kean a lui aussi eu une occasion sérieuse, mais Lammens a parfaitement fermé l’angle. Cette intervention a compté lourd, car elle a empêché le match de basculer dans une toute autre dynamique.

La Belgique a alors vécu son passage le plus délicat. Le bloc a défendu plus bas, les relances ont parfois manqué de précision et l’Italie a enfin réussi à installer un peu de pression dans le camp adverse. Ce moment aurait pu fragiliser un groupe encore en construction. Il a finalement mis en lumière sa maturité. Les Belges n’ont pas paniqué, n’ont pas ouvert d’espaces inutiles et ont accepté de souffrir sans se désunir. C’est souvent dans ce type de quart d’heure qu’un vrai collectif se révèle.

Dans cette séquence, le rôle de Lammens a encore été central. Son match ne se résume pas à des arrêts spectaculaires. Il a aussi dégagé une vraie autorité sur les centres et sur les ballons de second rideau. Chaque intervention propre a fait retomber un peu la tension italienne. Devant lui, la ligne défensive a retrouvé de la compacité, tandis que le milieu a recommencé à couper les trajectoires vers l’axe. La Belgique a donc résisté au meilleur temps fort adverse sans concéder l’égalisation.

Lukébakio frappe et éteint Rome

Une fois ce moment passé, la Belgique a retrouvé son arme la plus tranchante: la transition. C’est précisément de cette manière qu’elle a tué le match. Entré en cours de jeu, Dodi Lukébakio a profité d’un espace énorme pour partir de loin, porter le ballon et finir avec beaucoup de qualité face à Donnarumma. Son but a puni une Italie trop exposée et a rappelé combien la Belgique pouvait être dangereuse dès qu’elle trouvait un peu de terrain pour accélérer.

Le 0-2 a eu un effet immédiat sur la rencontre. L’Italie a perdu une grande partie de son élan, tandis que la Belgique a repris la main émotionnelle sur le match. Le Stadio Olimpico s’est brusquement calmé, et les Diables Rouges ont géré les dernières minutes avec beaucoup plus de maîtrise. Les Italiens ont encore tenté de forcer quelques situations, mais il manquait alors de la lucidité, de la précision et surtout de la confiance pour renverser le cours de la soirée.

Lukébakio a apporté exactement ce qu’on attend d’un entrant de ce profil. Il a offert de la profondeur, de l’impact et cette capacité à transformer une demi-occasion en coup décisif. Dans un match déjà très abouti collectivement, son but a servi de point final idéal. La Belgique ne s’est pas contentée de survivre à son temps faible. Elle a frappé une seconde fois au meilleur moment pour verrouiller un succès très convaincant.

Les enseignements positifs pour les Diables Rouges

Au-delà du score, cette victoire livre plusieurs motifs de satisfaction à la Belgique. Le premier concerne l’équilibre général de l’équipe. Les Diables Rouges ont montré qu’ils pouvaient dominer certaines phases par le jeu, puis défendre plus bas sans perdre leur organisation. Le deuxième motif se situe dans l’animation offensive. De Bruyne a donné le tempo, Godts a apporté l’explosivité et Lukébakio a fini le travail avec son entrée réussie. Le troisième point fort reste l’efficacité défensive, incarnée par un Lammens très sûr et par une arrière-garde restée solide sous pression.

Il faut aussi souligner la portée symbolique de ce succès pour Mark van Bommel. Commencer son mandat par une victoire à Rome face à l’Italie donne immédiatement du poids à son discours et de la crédibilité à ses choix. Tout n’a évidemment pas été parfait, surtout dans le passage de la reprise, mais on a déjà vu des principes clairs. La Belgique a semblé savoir quand presser, quand reculer et quand accélérer. Cette lisibilité n’est jamais anodine dans les premiers matches d’un nouveau sélectionneur.

Pour l’Italie, le constat est nettement plus rude. Il y a eu quelques bonnes séquences, quelques réactions d’orgueil et un Donnarumma longtemps décisif. Cela reste toutefois insuffisant sur l’ensemble du match. Les Azzurri ont trop souvent été pris dans les courses de repli et n’ont pas assez bien occupé les espaces autour du porteur belge. Dans les deux surfaces, la différence a également été nette. La Belgique a mieux fini ses actions et a mieux protégé son but.

Un départ idéal dans le groupe A1

Dans une poule relevée, prendre trois points dès la première journée a une vraie valeur. Cette victoire place la Belgique dans de bonnes dispositions avant la suite de sa campagne et nourrit une dynamique positive autour des Diables Rouges. Le contexte comptait, l’adversaire comptait et la manière compte aussi. Gagner 0-2 en Italie sans concéder de but, en maîtrisant les temps forts essentiels du match, constitue une base très solide pour la suite.

Cette Italie – Belgique en Ligue des nations laisse donc l’image d’une équipe belge sérieuse, mature et déjà dangereuse. Les Diables Rouges ont frappé aux moments clés, ont défendu avec caractère et ont su calmer l’orage quand la rencontre l’exigeait. Godts a lancé le succès, Lukébakio l’a sécurisé et De Bruyne a donné la direction. À Rome, la Belgique n’a pas seulement gagné un match. Elle a signé une entrée remarquée et très propre dans cette nouvelle campagne européenne.