L’Égypte a remporté le premier match de Coupe du monde de son histoire en renversant la Nouvelle-Zélande 3-1 à Vancouver. Menés à la pause après l’ouverture du score de Finn Surman, les Pharaons ont totalement changé le scénario en seconde période.
Ahmed Sayed « Zizo » a égalisé à la 59e minute, Mohamed Salah a donné l’avantage à son équipe huit minutes plus tard et Mahmoud Hassan « Trézéguet » a scellé la victoire à la 82e.
Salah a été le grand artisan de ce retournement. Après une première période discrète, le capitaine égyptien a marqué, créé des décalages et participé directement au troisième but.
Cette victoire historique place l’Égypte en tête du groupe G avec quatre points. La Nouvelle-Zélande, encore incapable de protéger un avantage, devra battre la Belgique lors de la dernière journée pour conserver une chance de poursuivre le tournoi.
Nouvelle-Zélande–Égypte : le résumé du match
Score final : Nouvelle-Zélande 1-3 Égypte
Buteur néo-zélandais : Finn Surman (15e)
Buteurs égyptiens : Zizo (59e), Mohamed Salah (67e), Trézéguet (82e)
Lieu : BC Place, Vancouver
Groupe : G
La Nouvelle-Zélande a commencé avec beaucoup de discipline. Les All Whites ont défendu dans un bloc compact et cherché à utiliser leur puissance sur les phases arrêtées.
L’Égypte avait davantage le ballon, mais avançait lentement. Mohamed Salah recevait souvent loin du but et devait affronter plusieurs défenseurs lorsqu’il tentait d’accélérer.
À la 15e minute, la Nouvelle-Zélande a obtenu un corner. Finn Surman a parfaitement attaqué la trajectoire et a envoyé le ballon au fond.
Le défenseur donnait aux All Whites un avantage important et confirmait leur danger dans le jeu aérien.
L’Égypte a tenté de répondre, mais sa première période est restée décevante. Les passes manquaient de vitesse, les joueurs offensifs étaient trop éloignés les uns des autres et la défense néo-zélandaise contrôlait bien les centres.
À la pause, la Nouvelle-Zélande menait 1-0 et semblait bien placée pour décrocher la première victoire mondiale de son histoire.
Surman récompense la solidité néo-zélandaise
Le but de Finn Surman n’était pas un hasard. La Nouvelle-Zélande avait clairement identifié les phases arrêtées comme l’une de ses meilleures armes.
Les joueurs ont occupé la surface avec plusieurs cibles et obligé la défense égyptienne à défendre près de son but.
Surman a choisi le bon moment pour se détacher du marquage. Sa conclusion a récompensé un début de match sérieux, sans prise de risque excessive.
Après l’ouverture du score, les All Whites ont pu appliquer leur scénario préféré. Le bloc a reculé, les espaces dans l’axe ont été fermés et chaque récupération servait à chercher Chris Wood ou une sortie rapide.
L’Égypte n’a pas réussi à accélérer avant la pause. Salah était surveillé de près et les milieux ne trouvaient pas assez de passes verticales.
La Nouvelle-Zélande avait déjà mené 2-0 contre l’Iran lors de son premier match avant de concéder un nul 2-2. La question était donc de savoir si elle pouvait cette fois protéger son avantage jusqu’au bout.
L’Égypte change totalement d’attitude
Les Pharaons sont revenus avec davantage d’intensité. Le pressing est devenu plus agressif, les milieux ont joué plus haut et les passes vers l’avant sont arrivées plus rapidement.
Salah s’est rapproché de la surface et a commencé à recevoir dans des zones où il pouvait faire une différence immédiate.
Ce changement a obligé la Nouvelle-Zélande à défendre encore plus bas. Les All Whites perdaient rapidement le ballon après les récupérations et n’arrivaient plus à faire remonter leur bloc.
La pression égyptienne est devenue continue. Les centres, les frappes et les combinaisons autour de la surface se sont multipliés.
À la 59e minute, Zizo a enfin trouvé l’égalisation. Le milieu offensif a conclu une action construite avec beaucoup plus de vitesse que durant la première période.
Ce but a libéré l’Égypte. Les joueurs ont immédiatement récupéré le ballon pour reprendre le jeu, convaincus qu’ils pouvaient encore gagner.
Salah fait basculer la rencontre
Huit minutes après l’égalisation, Mohamed Salah a produit le geste attendu.
Le capitaine égyptien a reçu le ballon dans une zone dangereuse, s’est créé l’espace nécessaire et a conclu avec la précision qui caractérise sa carrière.
Le 2-1 a totalement renversé le match. En moins de dix minutes, la Nouvelle-Zélande avait perdu l’avantage qu’elle avait protégé pendant presque une heure.
Salah avait été relativement discret en première période, mais il a dominé la seconde. Ses déplacements ont attiré plusieurs défenseurs, libéré des espaces pour ses partenaires et donné davantage de confiance à toute l’équipe.
Son but est aussi son premier dans cette Coupe du monde. À 34 ans, il reste le joueur autour duquel l’Égypte construit ses ambitions.
La célébration a montré l’importance du moment. Les Pharaons ne cherchaient pas seulement trois points. Ils se rapprochaient de la première victoire mondiale de leur histoire.
Trézéguet sécurise la victoire
La Nouvelle-Zélande a tenté de réagir après le but de Salah. Le bloc est remonté et les joueurs ont cherché davantage de ballons vers la surface égyptienne.
Cette prise de risque a laissé des espaces importants. L’Égypte pouvait désormais exploiter la vitesse de ses attaquants dans les transitions.
À la 82e minute, Trézéguet a marqué le troisième but. Salah a encore joué un rôle dans l’action en créant le décalage nécessaire avant la conclusion.
Le 3-1 a pratiquement terminé la rencontre. La Nouvelle-Zélande devait désormais marquer deux fois en quelques minutes, alors que l’Égypte pouvait se regrouper et protéger son avantage.
Trézéguet a récompensé son activité. Son énergie et ses courses ont constamment offert des solutions autour de Salah.
Ce but a également donné une dimension plus nette au succès. L’Égypte n’avait pas seulement égalisé puis profité d’un exploit individuel. Elle avait complètement dominé la seconde période.
Une première victoire après neuf tentatives
Avant cette rencontre, l’Égypte n’avait jamais gagné un match en phase finale de Coupe du monde.
Les Pharaons avaient participé à plusieurs éditions, mais leurs huit premières rencontres s’étaient terminées par des nuls ou des défaites.
Le succès de Vancouver met fin à cette longue attente. Il entre immédiatement dans l’histoire du football égyptien.
La portée du résultat a été visible bien au-delà du stade. Les célébrations se sont prolongées parmi les supporters présents au Canada et en Égypte, où la rencontre avait pourtant lieu au milieu de la nuit.
Pour Salah, cette victoire possède une valeur particulière. Il a remporté de nombreux titres en club, mais n’avait encore jamais conduit son pays à un succès mondial.
Son influence dans la seconde période a transformé une soirée inquiétante en moment historique.
La Nouvelle-Zélande laisse encore filer un avantage
Le scénario est particulièrement cruel pour les All Whites.
Face à l’Iran, ils menaient 2-0 avant de concéder un nul. Contre l’Égypte, ils ont encore pris l’avantage avant de s’effondrer après la pause.
L’équipe possède donc la capacité de commencer les matchs, d’utiliser ses forces et de prendre les devants. Elle ne parvient pas encore à contrôler les périodes où l’adversaire augmente la pression.
Après l’égalisation de Zizo, la Nouvelle-Zélande a perdu ses repères. Les distances entre les lignes se sont allongées et les sorties de balle sont devenues plus difficiles.
Les joueurs ont également eu du mal à ralentir le rythme. L’Égypte a pu enchaîner les attaques sans que les All Whites ne trouvent une longue séquence de possession.
La dernière rencontre contre la Belgique devient une obligation de victoire. Avec un seul point, un nul serait probablement insuffisant.
Salah rappelle son statut
La performance de Mohamed Salah a été divisée en deux parties. Avant la pause, il a été contenu par le bloc néo-zélandais et a reçu peu de ballons exploitables.
Après la reprise, il a pris le contrôle du match.
Son but a donné l’avantage. Ses déplacements ont créé des espaces et son influence sur le troisième but a confirmé qu’il pouvait encore décider d’une rencontre mondiale.
À 34 ans, Salah reste capable de produire une accélération, une frappe ou une passe qui change tout.
L’Égypte dépend fortement de lui, mais cette dépendance n’est pas nécessairement une faiblesse lorsque les autres joueurs comprennent comment utiliser les espaces qu’il crée.
Zizo et Trézéguet ont parfaitement accompagné leur capitaine. Le premier a lancé la remontée, le second l’a terminée.
Cette complémentarité sera essentielle lors du dernier match contre l’Iran.
L’Égypte prend la tête du groupe G
Avec quatre points, les Pharaons occupent désormais la première place.
La Belgique et l’Iran comptent deux points, tandis que la Nouvelle-Zélande en possède un.
L’Égypte affrontera l’Iran lors de la dernière journée. Un nul devrait suffire pour rejoindre les seizièmes de finale, tandis qu’une victoire garantirait probablement la première place.
La Belgique rencontrera la Nouvelle-Zélande dans l’autre match. Toutes les équipes possèdent donc encore un enjeu.
L’Égypte se trouve dans la position la plus favorable, mais elle devra éviter de commencer aussi lentement qu’à Vancouver.
L’Iran a montré contre la Belgique qu’il pouvait défendre avec beaucoup de discipline. Trouver l’ouverture exigera probablement de la patience et une nouvelle grande performance de Salah.
Une soirée qui change l’histoire égyptienne
Nouvelle-Zélande–Égypte a commencé avec un but de Surman et la perspective d’un premier succès mondial pour les All Whites.
La seconde période a entièrement renversé cette histoire.
Zizo a égalisé, Salah a marqué le but décisif et Trézéguet a complété le succès. En vingt-trois minutes, l’Égypte est passée d’une situation inquiétante à la tête du groupe G.
Les Pharaons remportent enfin leur premier match de Coupe du monde. La Nouvelle-Zélande, elle, doit encore comprendre comment conserver un avantage lorsque la pression augmente.
La dernière journée décidera de la qualification. L’Égypte part avec une avance précieuse et une confiance totalement transformée.




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