Sunderland – AZ Alkmaar a tenu sa promesse d’affiche émotionnelle, et le retour européen des Black Cats s’est conclu par une victoire précieuse. Mercredi 16 septembre 2026, au Stadium of Light, Sunderland s’est imposé 1-0 face au club néerlandais lors de la première journée de la phase de ligue de l’UEFA Europa League. Le seul but de la rencontre est tombé à la 66e minute, sur penalty, grâce à Enzo Le Fée. Dans une enceinte portée par une atmosphère rare, le club anglais a su convertir sa domination en résultat, puis résister dans le dernier quart d’heure pour signer un succès qui compte déjà dans sa saison.
Le score final raconte l’essentiel, mais il ne résume pas toute la soirée. Sunderland a longtemps semblé supérieur dans l’intensité, la pression et la qualité des séquences offensives. L’AZ Alkmaar, de son côté, a traversé des temps faibles marqués avant de mieux réagir après la pause. Le match s’est alors ouvert. C’est dans ce contexte que Le Fée a fini par faire basculer la rencontre, en obtenant puis en transformant le penalty décisif. Les visiteurs ont ensuite poussé, sans jamais trouver l’égalisation.
Un retour européen attendu depuis des décennies
Cette soirée ne ressemblait pas à une simple entrée en lice. Pour Sunderland, elle marquait un retour sur la scène européenne plus d’un demi-siècle après sa dernière apparition dans une grande compétition continentale. Le contexte pesait donc lourd. Le public l’a rappelé dès l’échauffement. Il y avait du bruit, de la tension et une vraie envie de transformer ce moment symbolique en victoire concrète. Les joueurs de Régis Le Bris ont répondu avec sérieux. Ils n’ont pas joué comme une équipe paralysée par l’enjeu. Ils ont joué comme un collectif déterminé à imposer d’emblée son rythme.
Dès les premiers échanges, Sunderland a affiché une ligne claire. Pression haute, transitions rapides et volonté de faire reculer l’AZ. Le capitaine Granit Xhaka a donné le ton dans l’entrejeu, tandis que Le Fée s’est rapidement installé entre les lignes. La première période a surtout montré une équipe locale très active à la récupération et plus dangereuse dans les zones de vérité. L’AZ a essayé de sortir proprement, mais a souvent dû reculer ou allonger sous la pression.
Une première période dominée, mais sans but
Le premier acte a laissé l’impression d’un Sunderland supérieur, sans que le tableau d’affichage ne suive immédiatement. Les occasions sont arrivées assez vite. Robin Roefs a dû intervenir tôt pour éviter une ouverture du score côté AZ, mais la suite de la mi-temps a davantage mis en valeur le gardien néerlandais Jari De Busser. Sunderland a poussé par vagues. Le Fée a d’abord testé la vigilance adverse avec une tentative bien sentie. Puis Wilson Isidor a failli profiter d’un ballon relâché. Kevin Danso, lui aussi, s’est invité dans la zone de finition avec une frappe travaillée qui a obligé De Busser à se détendre.
Le moment le plus marquant avant la pause est venu du pied droit de Le Fée. Son enroulé a battu le portier visiteur, mais pas le poteau. Le Stadium of Light s’est levé, puis s’est figé pendant une seconde. Cette action résumait parfaitement le sentiment dominant du premier acte. Sunderland faisait presque tout juste, sauf conclure. L’AZ, souvent secoué, a tout de même tenu bon. Le 0-0 à la pause semblait presque flatteur pour les visiteurs, qui pouvaient encore croire à un coup en seconde période.
Dans ce genre de rencontre, le risque est bien connu. Une équipe qui domine sans marquer s’expose toujours à un retournement de momentum. Sunderland l’a senti au retour des vestiaires. L’intensité restait bonne, mais l’emprise était moins nette. Les espaces se sont ouverts. Les transmissions ont été un peu moins propres. L’AZ a alors commencé à sortir davantage et à montrer un visage plus ambitieux.
L’AZ Alkmaar relève la tête après la pause
La meilleure alerte néerlandaise dans cette phase est venue de Kees Smit, auteur d’une tentative qui a fui le cadre de peu. Ce n’était pas encore un siège, mais c’était un signal. Sunderland ne pouvait plus se contenter d’attaquer par séquences. Il fallait retrouver du contrôle. Le match était devenu plus instable, plus coupé et donc potentiellement plus dangereux pour le favori du soir. Les visiteurs ont gagné quelques duels, trouvé plus facilement leurs joueurs offensifs et installé une forme d’incertitude dans l’ambiance.
Paradoxalement, c’est dans cette période moins maîtrisée que Sunderland a frappé. L’équipe anglaise est restée fidèle à son idée de jeu. Une transition rapide a désorganisé le bloc adverse. Le Fée s’est engouffré dans la surface et a été stoppé fautivement. L’arbitre a désigné le point de penalty. Il restait alors à transformer l’occasion, ce qui n’a jamais quelque chose d’automatique dans un moment aussi chargé.
Le tournant signé Enzo Le Fée
À la 66e minute, Enzo Le Fée a pris ses responsabilités. Son penalty a été tiré avec calme et précision, hors de portée de De Busser. Le but a libéré tout un stade et offert à Sunderland l’avantage qu’il cherchait depuis le début de la soirée. Ce but avait aussi une valeur narrative forte. Le Fée n’avait pas cessé d’être au cœur du jeu, même dans les séquences moins fluides. Il avait déjà touché le poteau, créé du danger et porté une large part de l’inspiration offensive des siens. Il a donc logiquement fini par être le joueur décisif.
Le mérite du Français ne se limite pas au geste final. Il a incarné la bascule émotionnelle du match. Son activité entre les lignes a perturbé l’organisation de l’AZ. Sa mobilité a obligé les milieux néerlandais à reculer. Sa qualité technique a régulièrement créé des décalages. Au moment du penalty, il ne s’est pas caché. Dans un stade traversé par l’attente et l’enthousiasme, il a gardé la tête froide. C’est souvent le signe des joueurs qui savent changer le destin d’une soirée européenne.
Une fin de match nerveuse et très disputée
Le 1-0 n’a pourtant rien clos. L’AZ Alkmaar a réagi avec vigueur dans le dernier quart d’heure. Sunderland a dû défendre plus bas qu’en première période, parfois même très bas. C’est là que la victoire a pris une autre couleur. Elle n’a plus seulement reposé sur l’élan offensif ou sur l’ambiance du stade. Elle a reposé sur la capacité à souffrir, à bloquer, à lire les seconds ballons et à garder la surface propre dans les moments chauds.
Robin Roefs a alors eu un rôle déterminant. Le gardien de Sunderland s’est illustré sur plusieurs tentatives à bout portant, dont une intervention marquante devant Mexx Meerdink. Sa séquence de parades a maintenu l’avance locale au moment où l’AZ croyait avoir trouvé la faille. Devant lui, la défense a aussi multiplié les gestes utiles, entre couvertures, déviations et blocs dans la zone critique. Sunderland a même failli se mettre définitivement à l’abri dans le temps additionnel, mais un ballon a été sauvé près de la ligne. Cette action a ajouté un dernier frisson à une soirée déjà très dense.
La gestion des derniers instants mérite d’être soulignée. Beaucoup d’équipes reviennent en Europe avec excitation, puis perdent leur lucidité quand la rencontre se tend. Sunderland a connu des moments de flottement, mais n’a jamais totalement rompu. Le collectif a gardé une discipline suffisante pour fermer l’axe et obliger l’AZ à forcer certaines actions. Ce n’était pas une fin de match confortable. C’était une fin de match solide.
Les hommes forts du succès anglais
Le nom d’Enzo Le Fée domine naturellement le résumé, car il a marqué le seul but et provoqué l’action décisive. Mais plusieurs cadres ont pesé lourd dans ce succès. Xhaka a apporté son autorité et sa lecture du jeu. Danso a incarné la fermeté défensive tout en menaçant sur phase placée. Roefs, enfin, a sécurisé le résultat au meilleur moment. Isidor et les joueurs de couloir ont aussi contribué à user le bloc néerlandais par leurs appels et leurs courses répétées.
Du côté de l’AZ, tout n’a pas été négatif malgré la défaite. L’équipe a montré de la personnalité après la pause et aurait pu ramener quelque chose avec davantage d’efficacité. De Busser a maintenu les siens en vie pendant longtemps. Smit a amené du mouvement. Meerdink s’est battu jusqu’au bout. Mais sur l’ensemble de la rencontre, la production offensive néerlandaise a été trop irrégulière pour récompenser leur meilleure période.
Un premier pas important dans la phase de ligue
Au classement comme dans les têtes, ce 1-0 vaut plus que trois points. Sunderland lance sa campagne continentale avec une victoire propre, un clean sheet et un souvenir fort pour son public. C’est aussi une base de confiance avant la suite de la phase de ligue. Gagner son premier match européen après une si longue absence donne immédiatement une autre tonalité à la compétition. Le prochain rendez-vous continental en dira davantage sur la profondeur de cette équipe, mais ce premier test a déjà livré une réponse claire sur son caractère.
Pour l’AZ Alkmaar, le déplacement en Angleterre laisse surtout des regrets. Les Néerlandais ont su revenir dans le match, puis pousser assez fort pour installer le doute. Ils repartent pourtant les mains vides. Il leur faudra réagir rapidement lors de la prochaine journée pour ne pas courir derrière les points dans cette phase de ligue. Sunderland, lui, peut savourer. Son retour en Europe ne restera pas une belle image sans lendemain. Il restera aussi comme une victoire, acquise 1-0 grâce au penalty d’Enzo Le Fée et à une résistance collective qui a tenu jusqu’au bout.




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