Action du match Viking FK contre Bayern Munich terminé sur le score de 3-3 en Ligue des champions

Viking FK arrache un nul 3-3 face au Bayern Munich en Ligue des champions

Le duel Viking FK – Bayern Munich a offert un scénario totalement renversant mardi 13 octobre 2026, à Stavanger, lors de la 2e journée de la phase de ligue de l’UEFA Champions League. Mené 2-0 à la pause, le Bayern semblait avoir tout remis à l’endroit après le doublé de Harry Kane et le but de Luis Díaz. Pourtant, le club norvégien n’a jamais rompu et a fini par arracher un 3-3 spectaculaire grâce à Herman Haugen dans les dernières minutes. Ce partage laisse un goût amer aux Bavarois, revenus de très loin avant de se compliquer la tâche en infériorité numérique. Pour Viking, en revanche, ce point a une vraie saveur d’exploit contre un cador européen annoncé favori du groupe.

Viking frappe d’entrée et installe le doute

Le match a basculé très vite, presque sans phase d’observation. Dès la 2e minute, Gianni Stensness a profité d’un corner pour s’élever plus haut que tout le monde et placer sa tête au fond. Ce but précoce a immédiatement enflammé la Lyse Arena et donné au champion de Norvège une énergie énorme. En face, le Bayern a eu la balle, mais il a d’abord manqué de précision dans les zones décisives. Konrad Laimer s’est montré dangereux, Michael Olise a tenté de faire bouger le bloc, et Luis Díaz a cherché des espaces, sans vraie récompense immédiate.

Le plus frappant dans cette première période a été le contraste entre la domination territoriale allemande et l’efficacité clinique de Viking. Le Bayern avançait, combinait et poussait, mais il se heurtait à un adversaire compact, engagé et lucide dans les transitions. Le gardien Arild Østbø a aussi joué un rôle important en repoussant plusieurs situations chaudes. À l’inverse, chaque sortie norvégienne portait une menace réelle. Viking n’a jamais donné l’impression de subir passivement le match.

À la 38e minute, le plan local a même trouvé une seconde récompense. Peter Christiansen a pris la profondeur et a battu Jonas Urbig pour signer le 2-0. Ce but a changé la température de la rencontre. Le Bayern s’est retrouvé devant une montagne, alors que Viking pouvait rentrer au vestiaire avec un capital inattendu mais mérité. À ce moment-là, la soirée ressemblait à un piège parfait pour le club de Vincent Kompany.

Kane relance tout et le Bayern renverse la table

Le retour des vestiaires a toutefois montré un tout autre visage bavarois. Trois changements ont été opérés à la pause, avec les entrées de Dayot Upamecano, Alphonso Davies et Ismael Saibari. Le message était clair et l’intensité a immédiatement monté d’un cran. Le Bayern a attaqué plus vite, avec davantage de présence dans la surface et un pressing mieux coordonné. Viking, jusque-là très serein, a commencé à reculer de quelques mètres.

La réduction du score est tombée à la 54e minute. Laimer a obtenu un penalty, et Harry Kane l’a transformé avec son calme habituel pour remettre le Bayern dans le match. Ce but a complètement relancé la dynamique. Les visiteurs ont senti que Viking vacillait, tandis que les Norvégiens perdaient peu à peu la maîtrise émotionnelle qui avait porté leur première période. Le ballon circulait plus vite, et les décalages allemands devenaient nettement plus dangereux.

Six minutes plus tard, Kane a frappé une seconde fois. Sur un centre de Joshua Kimmich, l’attaquant anglais a égalisé de la tête pour faire 2-2 à la 60e minute. En l’espace d’un quart d’heure, le match avait changé de camp. Le Bayern ne courait plus après le score, il dictait désormais le rythme. Viking paraissait assommé par ce retour express et cherchait surtout à stopper l’hémorragie.

Le 3-2 bavarois est arrivé à la 71e minute, au terme d’une phase bien construite. Kane a servi Laimer, qui a remis intelligemment pour Luis Díaz. Le Colombien n’a pas laissé passer l’occasion et a conclu l’action pour donner l’avantage au Bayern pour la première fois du match. À cet instant, tout indiquait que le grand favori avait fait parler sa profondeur et sa qualité. Le renversement semblait complet, presque logique au vu de la seconde période.

Olise laisse le Bayern à dix, Haugen punit la fin de match

Le scénario n’était pourtant pas terminé. Peu après le 3-2, Michael Olise a été exclu pour une deuxième carte jaune, et cette séquence a rouvert la rencontre. Le Bayern avait enfin repris le contrôle du tableau d’affichage, mais il se retrouvait soudainement à dix dans un stade relancé. Viking a tout de suite senti qu’il restait une fenêtre. Les vagues locales sont redevenues plus franches, les duels plus durs, et chaque centre faisait monter la tension.

Dans ce contexte, le gardien Jonas Urbig a encore retardé l’échéance sur une grosse opportunité norvégienne. Mais au bout du temps réglementaire, la pression a fini par craquer la défense munichoise. Herman Haugen, monté en cours de rencontre, a surgi pour reprendre de la tête un centre venu du côté droit et signer le 3-3 à la 90e minute. La Lyse Arena a explosé, et le Bayern a compris qu’il venait de laisser filer deux points. Pour Viking, cette égalisation tardive a récompensé une équipe restée courageuse malgré la tempête de la seconde période.

Un partage frustrant pour le Bayern, fondateur pour Viking

Ce nul ne raconte pas seulement un score spectaculaire. Il résume aussi les deux visages du Bayern sur cette soirée. Avant la pause, le géant allemand s’est montré trop permissif dans les duels et trop lent dans la réparation de ses erreurs. Après la pause, il a rappelé pourquoi il reste une machine offensive capable d’inverser un match en quelques minutes. Puis l’expulsion d’Olise a tout remis en jeu et a relancé une équipe de Viking qui n’avait plus grand-chose à perdre.

Pour Harry Kane, auteur d’un doublé, la copie reste paradoxale. Son réalisme a remis le Bayern sur les rails, et son implication dans le troisième but a souligné son influence constante. Luis Díaz a lui aussi pesé très lourd avec son activité et son but. Pourtant, la soirée bavaroise ne peut pas être jugée comme pleinement réussie, car l’essentiel, en Ligue des champions, reste la gestion des temps faibles. Sur ce point précis, le Bayern a trop laissé vivre son adversaire.

Côté norvégien, Viking sort grandi d’une rencontre que peu d’observateurs lui imaginaient tenir aussi longtemps. Stensness a lancé le match idéalement, Christiansen a puni le moindre espace, et Haugen s’est offert le rôle du héros dans le final. Le collectif a surtout montré une vraie force mentale. Beaucoup d’équipes auraient sombré après le passage de 2-0 à 2-3 face à un adversaire de ce calibre. Viking, lui, a continué à y croire jusqu’au bout.

Au classement de cette phase de ligue, ce 3-3 a une portée différente pour les deux camps. Le Bayern prend un point et avance, mais avec le sentiment d’avoir laissé échapper une victoire importante après son retournement de situation. Viking décroche de son côté son premier point dans cette campagne européenne et confirme qu’il peut rendre les choses très compliquées à domicile. Le choc Viking FK – Bayern Munich restera donc comme l’un des matches les plus animés de cette journée européenne. Pour le spectacle, tout y était. Pour le Bayern, en revanche, le voyage à Stavanger ressemble clairement à une occasion manquée.